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Jeunesse Communiste Paris 15

40 % des jeunes renoncent déjà aux soins : tous dans la rue ce jeudi 16 octobre pour défendre notre Sécurité sociale, notre droit à la santé!

15 Octobre 2014 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Santé

Capture-d-ecran-2014-09-24-a-06.29.44.png40 % des jeunes renoncent à se soigner faute d’argent

 

Tous dans la rue ce jeudi 16 octobre pour défendre notre Sécurité sociale, notre droit à la santé!

 

Article pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/

 

Combien d’entre nous ont déjà renoncé à se soigner, « attendu que cela passe », faute d’argent à la fin du mois ? Le projet du gouvernement va continuer à casser notre Sécurité sociale, minée par les cadeaux aux plus riches, aux grandes entreprises. Tous dans la rue demain pour défendre notre droit à la santé !

 

Le droit à la santé, à une sécurité contre les aléas de la vie dont la maladie a été conquis en 1945 par un ministre communiste : Ambroise Croizat. En 2014, ce n’est plus une réalité quand 1 Français sur 3, et surtout 40 % des Jeunes de 18 à 39 ans renoncent à se soigner.

 

Explosion des couts de la santé et renoncement aux soins : les effets de la casse de la Sécu

 

La raison, c’est le manque d’argent, l’explosion de la part à payer de notre poche pour les médicaments (les déremboursements), les consultations chez les médecins (le ticket modérateur) ou l’hospitalisation (le forfait hospitalier). Depuis 2001, la hausse du coût de la santé pour un jeune de 25 ans est de 68 % !

 

Une visite chez un médecin à Paris peut coûter plus de 30 € - surtout quand les Centres de santé sur Paris ferment les uns après les autres – la Sécu ne rembourse que la moitié. Depuis dix ans, 500 médicaments ont été déremboursés, causant une hausse de prix en moyenne de 50 %. Sans parler des actes médicaux, rendez-vous avec spécialiste, chaque journée à l’hôpital coûte 18 € d’office.

 

Dans ces conditions, il faut avoir une bonne mutuelle sauf que cela coûte cher. Quand on est étudiant, c’est entre 100 et 700 € par an, quand on est salarié c’est entre 2 et 3 % du salaire, soit déjà 400 € par an pour un smicard. Un jeune sur cinq n’a pas les moyens d’avoir une mutuelle complémentaire.

 

Le projet du gouvernement : nous faire payer plus pour moins de soins

 

carte-vitaleCette situation est injuste. Les actes médicaux, les prises en charge hospitalières devraient être assurés à 100 %, sans recours à la mutuelle, ou sans avoir à payer de sa poche. Ce n’est pas du tout dans ce sens que va le gouvernement qui veut réaliser 10 milliards d’€ d’économies sur notre dos, sur la Sécurité sociale :

 

-          Moins d’aides aux jeunes parents : la prime à la naissance sera divisée par trois au 2 ème enfant (300 au lieu de 900 €), la réduction du congé parental pour les femmes de 3 à 1 an pour les aligner sur celui des hommes. Quelle hypocrisie au nom de l’égalité homme-femme !

 

-          Moins de prise en charge hospitalière : prétextant le développement de la chirurgie ambulatoire, le but est d’éviter le suivi nécessaire des opérations, au risque de mettre notre santé en danger. Avec les coupes de 400 millions d’euros dans les hôpitaux en 2014, le service est de plus en plus dégradé : manque de lits, de matériels, d’encadrement hospitalier ;

 

-          Moins d’actes médicaux pré-opératoires : à l’hôpital, concrètement, cela signifie moins de contrôles de routine, de vérifications, de suivi donc plus de risques d’erreur médicale ;

 

-          Moins de prescription de médicaments : le gouvernement n’ose pas parler de déremboursements, il parle de « limiter les prescriptions », cela veut dire moins de moyens pour nous soigner, avec des médicaments au remboursement total ou partiel ;

 

-          Travailler plus pour n’avoir aucune retraite : avec la loi sur les retraites de 2010, un jeune né en 1989 peut espérer partir à la retraite après 43 années de cotisation. Pour quelqu’un qui commence à travailler à 21 ans, cela fait déjà 64 ans … à supposer qu’il n’ait jamais connu le chômage ou la précarité ! Autrement dit, on n’aura pas de retraite ou une retraite au rabais ;

 

Avec 10 milliards d’économies, il ne faut pas croire que c’est le développement des « médicaments génériques » qui va faire le compte : on va continuer à dérembourser les médicaments, nous faire payer plus pour aller chez le médecin, à l’hôpital pour un service dégradé.

 

Les cadeaux aux entreprises, c’est trois fois le trou de la Sécu, faisons-les payer ! 

 

Pour en finir avec les « génériques », il faut savoir que depuis 2000, le prix des médicaments a baissé sur le marché de 20 % … mais celui payé par les assurés a augmenté de 5 %, à cause des déremboursements.

 

Oui mais nous dit-on, c’est la crise. Et il y a le fameux trou de la Sécu qui serait une fatalité comme le trou dans la couche d’ozone. Mais ce trou, ce déficit ne tombe pas du ciel. Il est creusé par nos gouvernements, par les cadeaux faits aux grandes entreprises, aux plus riches. Un calcul simple.

 

En 2014, le déficit du régime général de la Sécurité sociale s’élève à 12 milliards d’euros.

 

Mais les entreprises bénéficient de 30 milliards d’exonérations de cotisations sociales, une somme qu’elles devraient payer pour notre Sécu et qu’elles se dispensent de payer. Si on leur faisait payer, ne serait-ce qu’un tiers de cette somme, il n’y aurait pas de déficit !

 

Ce gouvernement Hollande a fait encore plus fort puisqu’avec le CICE (Crédit impôt compétitivité emploi), le Pacte de responsabilité il offre encore 40 milliards d’euros aux grandes entreprises en allégements de cotisations sociales, en baisse de l’impôt sur les Sociétés. C’est nous qui allons le payer sur notre santé !

 

Et la politique de guerre de notre gouvernement en Libye, au Mali, en Centrafrique, en Syrie : les opérations extérieures (OPEX) coûteront en 2014 1,5 milliard d’euros. Chaque avion Rafale coûte 150 millions d’euros. Combien de visites médicales, de médicaments pourrait-on assurer avec cette somme ?

 

Les médias, le gouvernement stigmatisent les chômeurs, les étrangers, les pauvres qui frauderaient la Sécu un euro par-ci, deux euros par là. Il y a des fraudeurs mais ils ne sont pas où on le pense : la fraude aux cotisations sociales du côté des entreprises s’élève à 25 milliards d’euros, deux fois le déficit de la Sécu !

 

Voilà pourquoi ce jeudi 16 octobre, nous devons descendre dans la rue, faire grève dans nos secteurs, avec nos syndicats de référence, la CGT et la FSU pour les jeunes travailleurs, pour refuser la casse de notre Sécurité sociale, de notre droit à la santé. Nos propositions sont simples et réalisent:

 

-          Remboursement à 100 % des médicaments, visites médicales nécessaires à notre santé ;

 

-          Fin du forfait hospitalier du ticket modérateur pour les visites et séjours à l’hôpital ;

 

-          Fin des dispositifs d’exonérations de cotisations sociales à la Sécu : avec cet argent, on comblerait trois fois le trou de la Sécu !

 

-          Luttons contre la fraude massive aux cotisations sociales patronales plutôt que de faire la chasse aux plus vulnérables d’entre nous ;

 

Défendons notre Sécurité sociale, notre droit à la santé. C’était un projet ambitieux et réaliste en 1945, il n’y a aucune raison d’accepter un retour en arrière de 70 ans, il faut se battre, résister. Tous dans la rue ce jeudi !

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