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Jeunesse Communiste Paris 15

70ème anniversaire des 5 jeunes martyrs du lycée Buffon : Lycéens, résistants, communistes : morts pour une France libre !

10 Février 2013 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Histoire, #Education

 

 5 lyceeeeeeeeeens70ème anniversaire des 5 jeunes martyrs du lycée Buffon :

 

Lycéens, résistants, communistes : morts pour une France libre !

 

 

 

 

Le 8 février 1943, avenue de porte de Sèvres, la Gestapo – la police politique nazie – fusille cinq lycéens du lycée Buffon. Leur premier crime : avoir distribué des tracts communistes aux abords du lycée appelant à la résistance contre l'occupant allemand.

 

Leurs noms : Pierre Benoît 15 ans ; Jacques Baudry 18 ans, élève en math spé ; Pierre Grelot 17 ans élève de 1ère ; Lucien Legros, 16 ans élève à Buffon depuis la 6ème ; et Jean Arthus 18 ans.

 

Les cinq lycéens commencent par distribuer des tracts clandestins en 1941. Ils déchirent les portraits de Pétain sur les murs du lycée, déposent des tracts refusant la collaboration dans les salles de classe.

 

Ils adhèrent en 1942 aux organisations de résistance communiste : les FTP (Francs-Tireurs et partisans), l'OS (Organisation spéciale du PCF).

 

Leur engagement est motivé par leur professeur de lettres Raymond Burgard. Catholique de gauche, patriote et résistant de la première heure. Il est arrêté par la police pour faits de résistance le 2 avril 1942, avant d'être déporté en camp de concentration.

 

Les lycéens organisent une manifestation de protestation le 16 novembre devant le lycée Buffon. Une centaine de lycéens chantent la Marseillaise, crient « Libérez Burgard! ». Les élèves sont dispersés, un agent du lycée ferme les portes. La police les fiche comme des « jeunes gens très dangereux ».

 

Ils n'arrêtent pas leurs actions de résistance et visent les officiers allemands nazis: rue de l’Armorique dans le XVème, près du Lycée, puis quai de Tokyo dans le 16ème. Sans faire de victimes.

 

Dénoncés par un collaborateur, les cinq lycéens de Buffon sont arrêtés les 3 et 4 juin 1942. Torturés, ils n'avoueront rien et sont condamnés à mort. Le 8 février 1943, ils sont abattus par la police allemande.

 

Souvenons-nous du geste de ces cinq lycéens, morts pour une France libre, coupables d'avoir résisté à la barbarie nazie quand tant d'autres laissaient faire ! Continuons leur combat, rejoins la JC du 15ème!

 

Continuons leur combat ! Refusons ce capitalisme source d'oppression, d'exploitation et de misère. Rejoins la Jeunesse communiste pour construire une autre société !

 

 

Nous vous proposons quelques-unes des lettres de ces jeunes résistants, non pas pour nous émouvoir, pleurer sur leur sort mais pour puiser dans leur engagement, beau et tragique, les raisons de nous battre aujourd'hui contre les nouvelles formes que prennent l'oppression :

 

 

jbaudry7.pngLettre de Jacques Baudry


Mes Pauvres Parents chéris,

 

On va m'arracher cette vie que vous m'avez donnée et à laquelle je tenais tant. C'est infiniment dur pour moi et pour vous. J'ai eu la chance de savoir, avant de mourir, que vous étiez courageux. Restez-le, surtout ma petite maman que j'embrasse de tout mon pauvre cœur.

 

Mes pauvres chéris, j'ai accepté le combat, vous le savez. Je serai courageux jusqu'au bout. La guerre sera bientôt finie. Vous serez quand même heureux dans la paix, un peu grâce à moi. Je veux retourner à Dieu à côté de pépère et mémère. J'aurais voulu vivre encore pour vous aimer beaucoup. Hélas ! Je ne peux pas, la surprise est amère !

 

J'ai eu les journaux. Nous mourons en pleine victoire. Exécution ce matin à onze heures. Je penserai à vous, à Nicole. Hélas ! mes beaux projets d'avenir ! Qu'elle ne m'oublie pas non plus, ni mes parents!

 

Mais surtout, que la vie continue pour elle, qu'elle profite de sa jeunesse.

 

 

 

pbenoit.pngLettre de Pierre Benoit


mes Chers Parents, Chers amis,

 

C'est la fin !... On vient de nous chercher pour la fusillade. Tant pis. Mourir en pleine victoire, c'est un peu vexant, mais qu'importe !... Le rêve des hommes fait événement…
Nano, souviens-toi de ton frangin. Jusqu'au bout, il a été propre et courageux, et devant la mort même, je ne tremble pas.


Adieu, petite Maman chérie, pardonne-moi tous les tracas que je t'ai faits. J'ai lutté pour une vie meilleure ; peut-être un jour, tu me comprendras !


Adieu, mon vieux Papa. Je te remercie d'avoir été chic avec moi. Garde un bon souvenir de ton fils.


Tototte, Toto, adieu, je vous aimais comme mes propres parents.
Nano, sois un bon fils, tu es le seul fils qui leur reste, ne fais pas d'imprudence.


Adieu tous ceux que j'ai aimés, tous ceux qui m'aimaient, ceux de Nantua et les autres.

 

La vie sera belle. Nous partons en chantant. Courage. Ce n'est pas si terrible après six mois de prison.


Mes derniers baisers à vous tous.

 

 

 

 

llegros.pngLettre de Lucien Legros.


Mes Parents Chéris, mon Frère Chéri,

 

Je vais être fusillé à onze heures avec mes camarades. Nous allons mourir le sourire aux lèvres, car c'est pour le plus bel idéal. J'ai le sentiment, à cette heure, d'avoir vécu une vie complète.

 

Vous m'avez fait une jeunesse dorée : je meurs pour la France, donc, je ne regrette rien. Je vous conjure de vivre pour les enfants de Jean. Reconstruisez une belle famille…


Jeudi, j'ai reçu votre splendide colis ; j'ai mangé comme un roi. Pendant ces quatre mois, j'ai longuement médité ; mon examen de conscience est positif, je suis en tous points satisfait.

 

Bonjour à tous les amis et à tous les parents.


Je vous serre une dernière fois sur mon cœur. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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