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Jeunesse Communiste Paris 15

A notre camarade et ami Henri Alleg : exemple d'engagement communiste, de courage politique et d'humilité

18 Juillet 2013 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Histoire

111217 Alleg 130A notre camarade et ami Henri Alleg

 

Exemple d'engagement communiste, de courage politique et d'humilité

 

Communiqué pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/

 

C'est avec un immense chagrin que nous avons appris le décès aujourd'hui d'Henri Alleg. Nos pensées vont d'abord à sa famille, ses proches, ses camarades algériens comme français.

 

Il était pour nous un exemple de fidélité à l'engagement communiste, de courage face aux formes les plus viles de la réaction, mais aussi de modestie devant un parcours forçant l'admiration.

 

Les actes héroïques d'Henri étaient, il aimait constamment à le rappeler, ceux que l'organisation communiste a rendu possible. Ils sont la forme particulière, et en cela exceptionnelle, d'une histoire communiste universelle du XX ème siècle dont nous nous revendiquons avec fierté.

 

Adhérant au Parti communiste en 1939, en Algérie coloniale, son premier combat sera celui de la lutte anti-fasciste. Le combat contre le fascisme était pour lui indissociable du combat contre le colonialisme, deux formes de domination brutale du capital sur les peuples et les travailleurs.

 

Henri fut de ceux qui donnèrent une âme à la résistance nationale algérienne. A la tête d'Alger Républicain pendant la guerre, le journal progressiste et anti-colonialiste de langue française en Algérie, il participa à la mobilisation des esprits contre l'oppresseur colonial.

 

Henri fut de ceux qui firent connaître l'horreur de cette guerre et le déshonneur de l'armée française. La « Question » ne portait pas seulement l'indignation sur la torture, mais un message de résistance.

 

Henri fut de ceux qui ont forgé l'unité d'action de l'ensemble du peuple algérien. Unir au-delà des origines sociales, ethniques, religieuses ou même politiques pour gagner la guerre, faire une révolution nationale, construire une Algérie libre et socialiste.

 

Après la guerre, Henri n'a jamais cessé renié l'idéal qui l'avait porté à mener ses combats. En exil en Tchécoslovaquie comme à son retour en France, dans ses voyages en Algérie comme dans ses enquêtes en URSS ou aux États-Unis, il a toujours fait vivre son engagement communiste.

 

La contre-révolution des années 1990 a conduit certains, y compris dans nos rangs, à la tête d’États socialistes ou de Partis communistes, à vouloir tourner la page du communisme.

 

Pour lui, au contraire, les guerres de rapine impérialiste, la mondialisation de la misère, la remise en cause de nos acquis sociaux démocratiques, qu'il dénonçait dans ses écrits et interventions, montrait qu'il fallait tourner la page du capitalisme et reconstruire nos organisations communistes.

 

Nous l'avions accueilli, il y a désormais un an et demi de cela, le 17 décembre 2011, pour nous parler de son dernier livre « Mémoires algériennes ». Nous avions été éblouis par la façon dont une vie aussi riche pouvait être résumée avec autant d'esprit et d'humilité à la fois.

 

Les anecdotes ont fusé ce jour-là, désamorçant l'horreur de la barbarie coloniale, de la guerre, de l'oppression banalisée. Il aimait à nous raconter comment avait été reconstruire, après-guerre, la Jeunesse communiste algérienne puis l'Union de la jeunesse démocratique algérienne (UJDA).

 

Cette rencontre reste gravée dans nos mémoires. Nous nous étions dit qu'il y aurait une autre fois, Henri avait préféré ironiser sur son âge et le temps pressant.

 

Aujourd'hui, nous pleurons un camarade pour lequel nous avions un immense respect, un ami pour qui nous avions une sincère affection. Sa vie a été, et et sera un exemple pour les Jeunes communistes, du 15ème et d'ailleurs.

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