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Jeunesse Communiste Paris 15

Accès aux soins en danger pour les jeunes du 15 ème … battons-nous pour une santé 100 % publique et gratuite !

5 Juillet 2013 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Santé

 

capital-sante.pngL'accès aux soins en danger pour les jeunes du 15 ème … battons-nous pour une santé 100 % publique et gratuite !

 

Article-Tract pour la JC Paris 15

 

 

Un tiers des jeunes renoncent à se soigne. La santé n'est plus un droit mais un luxe quand a Sécurité sociale recule face aux intérêts privés.

 

La Sécurité sociale, c'est être soigné selon ses besoins, pas selon ses moyens. La casse de la Sécu, c'est le forfait hospitalier, les déremboursements de médicaments, les visitescoûteuses chez le médecin généraliste, inaccessibles chez le dentiste ou l'ophtalmo.

 

Un jeune sur cinq n'a pas de mutuelle complémentaire. Quand les bas salaires, la précarité, les loyers à 700 € deviennent la norme : il faut choisir entre se soigner ou se loger.

 

Défendre les centres de santé, pas la spéculation immobilière !

 

Les Centres de santé offrent des soins de qualité, accessibles, pour tous. Dans le 15 ème, ils ferment les uns après les autres. A Beaugrenelle, le centre médical a été démoli pour faire place à un grand centre commercial. A Balard, il laisse place au « Pentagone » à la française.

 

Le coût de la facture : 500 millions d'euros pour le centre commercial, 4 milliards pour le « Pentagone ». Et on aurait pas quelques sous pour faire fonctionner des centres de santé ? C'est la spéculation immobilière qui l'emporte sur notre santé à Paris !

 

Pour les étudiants, il nous reste le centre de la rue Viala, géré par la SMEREP (mutuelle étudiante). Pour combien de temps ? Sous-financé par les pouvoirs publics, sa survie est précaire.

 

Défendons les hôpitaux publics, nationalisons l'industrie de la santé !

 

Le recul du service public, la progression des intérêts privés : c'est un danger pour notre santé, nos vies

 

Des multi-nationales comme SANOFI, qui licencie à tour de bras, veulent nous vendre le plus de médicaments possibles, au prix fort, sans garantie de qualité. Dans le 15 ème, elles veulent liquider un centre d'essais cliniques de médicaments, qui garantit leur qualité et leur sécurité.

 

La multi-nationale suisse SGS aimerait délocaliser son centre, pourquoi pas en Inde, où les cobayes sont payés 5 €, où ils peuvent tester plusieurs médicaments en même temps. Au diable la sécurité des patients, vive les profits maximum !

 

L'industrie pharmaceutique méprise notre santé, nous vole par ses tarifs. Elle rackette aussi les hôpitaux publics : le coût des médicaments livrés aux hôpitaux ont triplé en 20 ans !

 

L'hôpital public est en danger. Ce service public d'excellence, mis à la disposition de toute la population et non d'une minorité est saigné par les coupes budgétaires, prenant prétexte d'un déficit creusé de toutes pièces : c'est la raison du manque de lits, de matériel, de personnel.

 

L'an dernier les urgentistes de Pompidou avaient fait grève pour marquer leur ras-le-bol. Salariés, patients, nous sommes tous malades de cette politique de casse de notre Santé publique !

 

 

L'hôpital public est miné par la logique du chiffre : c'est la « tarification à l'activité » (T2A) qui favorise les cliniques privées. Mais c'est faux de dire qu'il n'y a pas d'argent pour notre santé !

 

  • Les exonérations de cotisations sociales patronales : elles coûtent chaque année 30 milliards d'euros, c'est le montant du déficit de la Sécurité sociale qui sert de prétexte aux déremboursements, au forfait hospitalier ;

  • La guerre au Mali a déjà coûté 350 millions d'euros, l'achat des futurs drones (avions sans pilote) israéliens devrait coûter 500 millions, c'est plus que les 450 millions d'euros enlevés aux hôpitaux publics par l'Etat cette année ;

     

  • Les profits de l'industrie de la santé privée : SANOFI, multi-nationale française, c'est 9 milliards d'euros de profits en 2012. Une entreprise privatisée qui nous fait payer ces médicaments au tarif maximum, joue avec notre sécurité et licencie des centaines de chercheurs !

 

Pourtant, des solutions existent. Exigeons dès maintenant, dans le 15 ème :

 

  • La défense de nos centres de santé, la ré-ouverture des centres de santé Beaugrenelle et Balard sous un statut public avec garantie des tarifs conventionnés ;

  • La reprise en main publique du centre d'essais cliniques SGS-Aster, intégré dans un grand service public de la santé en Ile-de-France avec l'Institut Pasteur, les hôpitaux publics, l'INSERM ;

 

A l'échelle nationale, on peut obtenir par la lutte une autre politique :

 

  • Nationalisation de l'industrie pharmaceutique ! Une industrie de la santé nationalisée, des centres de recherche publics et des hôpitaux publics dans un grand service public de la santé : c'est une exigence ;

  • Des moyens pour l'hôpital public ! Exigeons l'Abrogation de la loi Bachelot qui sous-finance l'hôpital public, la fin de la tarification à l'activité qui favorise le secteur privé. Redonnons les crédits supprimés ces dernières années pour faire vivre nos hôpitaux ;

     

  • La fin des cadeaux fiscaux aux grandes entreprises : les 30 milliards d'exonérations de cotisations sociales, les 20 milliards offerts cette année par Hollande aux entreprises avec le CICE (Crédit impôt compétitivité-emploi), les milliards de « crédit-recherche » alloués chaque année au privé : voilà les moyens pour financer une santé publique !

 

  • Sécurité sociale 100% publique et gratuite ! Médicaments, visites médicales et séjours hospitaliers remboursés à taux plein, c'est possible maintenant si on s'en donne les moyens !

 

En 1945, un communiste, Ambroise Croizat, créait la Sécurité sociale. A la Libération, il s'agissait de libérer chaque travailleur de la peur de la maladie, du chômage, de la misère. Aujourd'hui, battons-nous, avec les jeunes communistes, pour garder ce droit à la Sécurité sociale : 100% publique et gratuite !

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