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Jeunesse Communiste Paris 15

Après le Québec et le Chili, la lutte pour une éducation publique, gratuite et universelle touche l'ensemble du continent Américain

6 Juin 2012 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Solidarité internationale

greve_universidades_federais_ifes_thumb-3-.jpgAprès le Québec et le Chili, la lutte pour une éducation publique, gratuite et universelle touche l'ensemble du continent Américain





Traduction AC pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/ et pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Au-delà des gigantesques mobilisations de masses étudiantes au Canada (cf notre dernier article: « Printemps érable » dans les universités québécoises : cent jours d'une lutte qui met en échec le projet d'augmentation des frais de scolarité du gouvernement libéral) et du nouvel élan du mouvement au Chili (cf notre dernier article : Convergence des luttes entre mineurs et étudiants au Chili : des centaines de milliers de manifestants dans la rue contre des reculs sociaux qui ramènent le pays à l'ère Pinochet ), des mobilisations qui ont touché d'autres secteurs et couches populaires dans ces pays, la lutte pour la défense de l'école publique et des droits économiques des agents de l'éducation touche l'ensemble du continent américain.



Au Panama, les manifestations ont commencé le 24 mai avec une grève nationale et une marche des professeurs dans la capitale du pays, Ciudad de Panama. Selon les structures syndicales, l'initiative a pu compter sur la participation de près de 60% des professionnels du secteur. Les enseignants ont été reçus dans la rue par le vice-ministre de l'Education, José Kivers, et n'ont obtenu aucune réponse positive sur leurs revendications.



Parmi leurs demandes, des revalorisations salariales décentes – le gouvernement a décrété une augmentation de 40 $ par an entre 2011 et 2013, mais les professeurs argumentent que le renchérissement du coût de la vie dépasse déjà de loin les augmentations – des mesures effectives pour lutter contre la précarité des contrats de travail, une modification du système des concours et trois mois de dialogue sur des questions spécifiques, convenus l'an passé avec l'exécutif, mais qui tardent à se concrétiser.



Le gouvernement mené par Ricardo Martinelli a déclaré par la suite qu'il avait d'autres priorités à satisfaire, faisant allusion à la paralysie dans les secteurs de la Santé et de la Sécurité sociale, les fonctionnaires étant en grève depuis deux semaines, mais les fonctionnaires n'ont pas accepté cette réponse et ont menacé eux aussi de convoquer une grève illimitée à partir du 4 juin prochain.



Au Honduras, le 28 mai, les professeurs ont réalisé une grève nationale pour réclamer le paiement d'arriérés de salaires remontant à 2010. Le président, Porfirio Lobo, avait promis de résoudre la situation à partir du 20 mai, mais il n'a toujours pas agi en ce sens.



Ce mardi également, mais au Brésil, la grève des enseignants de l'Enseignement supérieur des universités fédérales est entré dans son 11ème jour avec un record de 52 institutions fédérales sur un total de 59, et un demi-million d'étudiants sans cours.



La principale revendication des professeurs et de la structures qui a convoqué la mobilisation, le Syndicat national des enseignants de l'institution de l'Enseignement supérieur (ANDES), concerne la restructuration de la carrière des enseignants.



ANDES a qualifié la grève d’historique et rappelle que le gouvernement avait reconnu la force de la lutte, mais continue à retarder la traduction pratique de l'accord qui, en août 2010, a lancé un processus de négociation, lequel prévoyait que d'ici mars 2012 la question des carrières soit réglée.



L'exécutif brésilien, de son côté, qualifie la grève lancée le 17 mai de prématurée. Aloizio Mercadante, ministre de l’Éducation, défend l'idée que la principale revendication des professeurs ne pourra être entendue que dans le budget de 2013, et que d'ici la fin août, mois au cours duquel la proposition budgétaire doit être bouclée, il reste beaucoup de temps pour discuter.



Les professeurs universitaires brésiliens revendiquent, également, de meilleures conditions de travail et soulignent que les campuscréés ces dernières années dans le cadre du Programme de soutien aux plans de restrucuturation et d'expansion des universités fédérales, ne furent pas accompagnés des moyens financiers respectifs pour les faire vivre.



Au Nicaragua, mercredi 23 mai, la marche des professeurs et des élèves s'est réalisé avec le soutien du président Daniel Ortega, qui, selon eux, est sous pression du Fonds monétaire international pour réaliser des coupes dans le financement de l'éducation, tandis qu'au Mexique, ce lundi 28 mai, des milliers de professeurs des Etats d'Oaxaca, Michoacán et Guerrero ont manifesté contre le projet gouvernemental dénommé Alliance pour la Qualité, proposition qu'ils accusent d'être l'antichambre de la privatisation de l'école publique.



La journée de mobilisation dans la Cité de Mexico, fut précédée par une paralysie générale du secteur à Oaxaca, touchant 13 500 écoles et plus d'un 1,3 millions d'élèves. Depuis le 21 mai, 74 000 professeurs sont en grève pour défendre le principe d'une éducation universelle, gratuite et de qualité, de l'amélioration des conditions économiques et sociales du peuple et pour demander la responsabilisaton des massacres perpétrés en 2006, précisément durant les luttes dans le secteur de l'Enseignement et de celles qui ont suivi, impulsées par l'Assemblée des peuples d'Oaxaca.



Source: article d'Avante, organe du Parti communiste portugais (PCP)

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