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Jeunesse Communiste Paris 15

Ce n'est pas les vacances qu'il faut réduire mais le nombre d'élèves par classe !

20 Mars 2013 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Education

 

lycéesvacCe n'est pas les vacances qu'il faut réduire mais le nombre d'élèves par classe !

 

Tract de la JC Paris 15 (tract à solliciter à: jc.paris15@gmail.com)

 

Le ministre de l’Éducation Peillon a annoncé qu'il pensait réduire les vacances des lycées et des enseignants : de huit à six semaines l'été.

 

Le ministre prétend faire la réforme « dans les intérêts des lycéens » : ne nous laissons pas tromper.

 

Moins de vacances peut-être, plus d'élèves par classe, c'est sûr

 

Selon les chiffres officiels, on est 30 par classe en France. A Paris, on est au-dessus : 32 en moyenne à Buffon (15ème) ou Camille Sée (15ème), 34 à Montaigne (6ème).

 

En dix ans, 100 000 postes de profs ont été supprimés, le nombre moyen d'élèves par classe de lycée est passé de 26 à 30.

 

Officiellement, il n’y a pas de limite maximum… sauf le nombre de chaises ou de tables dans chaque salle!

 

Les études prouvent que réduire le nombre d'élèves par classe, c’est augmenter la réussite de tous : on apprend mieux et plus vite, on décroche moins quand le prof peut nous aider un par un, on prend plus la parole en classe.

 

Le ministre défend des intérêts économiques plutôt que celui des lycéens ou des profs!

 

Alors quels intérêts défend le ministre, en réduisant les vacances plutôt que le nombre d'élèves par classe ?

  • Plus d'élèves par classe : c'est moins de réussite pour les élèves, plus de difficulté pour les profs pour assu-rer des cours compréhensibles pour tous;

 

  • Moins de vacances d'été : c'est ce que réclame l'industrie du tourisme dans la division des vacances en zo-nes, c'est ce que déconseillent les spécialistes du rythme scolaire pour faire une vraie coupure pendant l'été ;

 

Comme le dit lui-même Peillon : « Il faut conjuguer l'intérêt de la France qui est économique, l'intérêt de l'industrie touristique avec celui de nos enfants ».

 

Autrement dit, c'est l'intérêt de l'industrie touristique et les intérêts budgétaires qui l'emportent sur le nôtre !

 

Et ne nous laissons pas avoir par les discours sur les vacances plus courtes et les résultats meilleurs dans les autres pays : l'herbe n'est pas plus verte ailleurs!

 

C’est faux que dans la plupart des autres pays, les vacances d'été sont plus longues : 9 semaines en Belgique, 11 en Finlande, 12 en Espagne ou en Italie.

 

Par contre, la France est bien la championne du sur-effectif au lycée : 30 élèves par classe en France contre 26 en Allemagne, 23 en Espagne, 21 en Italie, 20 en Finlande.

 

Ce que nous demandons, c'est des moyens pour nous permettre d'étudier, un calendrier et des classes enfin pensés pour notre réussite et pas pour des intérêts économiques :

 

- ré-émbauche immédiate de 100 000 enseignants ;

 

- retour sur la réforme des lycées Châtel de 2010 qui a rendu les programmes incompréhensibles, ré-duit le nombre d’heures dans les matières fondamentales;

 

- limite maximum d'élèves par classe à 25 en collège et au lycée ;

  • maintien des vacances d'été à huit semaines, et maximum de six semaines entre chaque période de vacances ;

 

 

Encadré 1: Au lycée Buffon, lutte contre les exclusions de lycéens de prépa pour faire du chiffre!

 

En prépa, pas facile de suivre le rythme infernal, de supporter la concurrence des élèves les uns contre les autres. Encore moins facile quand, comme à Buffon, la direction décide d’exclure 4 élèves en difficulté officiellement pour cause de « sur-effectifs ».

 

Une mesure totalement illégale, sans Conseil de discipline, ces élèves ne rencontraient par ailleurs aucun problè-me de comportement ni de travail.

 

En fait, la direction a volontairement choisi de se mettre en « sur-effectif » pour choisir ensuite ces élèves, éliminer les plus faibles et espérer ainsi rehausser son niveau pour se rapprocher d’Henri IV ou Louis-le-Grand.

 

Les lycéens, avec des militants de la JC 15, mènent la lutte pour obtenir la ré-intégration des quatre lycéens exclus, pour fin des pressions contre les lycéens et la fin de la politique du chiffre au détriment du service public.

 

Ils luttent aussi pour que l’on donne plus de moyens aux lycées et à la fac, les intérêt des lycéens, de prépa ou non, des étudiants et des jeunes travailleurs sont les mêmes!

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