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Jeunesse Communiste Paris 15

Choc de compétitivité, choc contre les travailleurs!

12 Novembre 2012 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Entreprise, #Politique

Competitivite-une-equation-a-plusieurs-inconnues article poChoc de compétitivité, choc contre les travailleurs!

 

Refusons de payer de nouveaux cadeaux au patronat, cette crise n'est pas la nôtre!

 

Tract de la JC Paris 15 (à solliciter par mail pour distribution militante: jc.paris15@gmail.com)

 

Au nom de la compétitivité, le gouvernement va faire de nouveaux cadeaux aux entreprises. Des cadeaux que nous allons tous payer.

 

Le discours sur la compétitivité, c'est « travailler plus pour gagner moins ». Plus d'impôts pour moins de protection sociale. L'idée que nos salaires, notre santé, nos vies sont des « charges » pour notre pays.

 

Les 20 milliards d'€ d’euros de « charges » que le gouvernement enlève des épaules des enteprises, c'est nous qui allons les porter sur notre dos !

 

  • Par la hausse de l'impôt le plus injuste : le retour de la TVA (anti-)sociale de Sarkozy. Nous allons tous la payer, sur nos places de ciné, nos paquets de cigarette, nos tickets de métro, nos DVD. 200 € de moins par an dans nos poches ;

  • Par la casse des services publics : la baisse des dépenses publiques, c'est mois ne médicaments rembourséss, moins d'aides au logement, de bourses. Deux fonctionnaires non-remplacés sur trois, ce sera moins de postes pour les étudiants, moins de service public pour tous ;

  • Par la « taxe écolo » : Sarkozy n'avait pas osé la « taxe carbone », Hollande va le faire ! Une taxe qui touche ceux qui galèrent déjà pour se déplacer, se chauffer. Pendant ce temps-là, on renfloue Peugeot et Total bat des records de bénéfices. L'impôt « écolo » préserve les profits des grands groupes, pas la planète !

 

Refusons ces fausses vérités : non, les travailleurs ne sont pas des privilégiés, la protection sociale n'est pas un luxe, nous ne sommes pas des « charges » pour le pays.

 

Ce discours sur la compétitivité, c'est celui de la mise en concurrence des travailleurs.

 

Les travailleurs français sont les plus productifs d'Europe, nous sommes plus « compétitifs » que nos voisins. Alors, où va l'argent ?

 

C'est faux de dire que les caisses sont vides, qu'il n'y a plus d'argent.De l'argent, il y en a !

 

Le gouvernement vient de trouver 7 milliards d'€ pour Peugeot, 3 milliards pour la banque Dexia. 10 milliards d'€, c'est ce qu'on veut nous prendre avec la TVA anti-sociale et la taxe écolo.

 

Pendant ce temps-là, on ne parle pas des :

 

  • 35 milliards d'exonérations de cotisations sociales qui manquent à l'Etat ;

  • 73 milliards de bénéfices pour le CAC 40 ( = les 40 plus grosses entreprises françaises) en 2011 ;

 

Cela fait déjà 100 milliards (plus les 20 milliards tout juste votés) :

 

  • C'est ce qui manque à l’État pour combler le déficit ;

  • C'est 600 € de plus par mois à redistribuer à 17 millions de salariés ;

 

Les profits des grandes entreprises, c'est le fruit de notre travail qui ne nous revient pas.

 

Les « charges » des entreprises, c'est aussi une partie de notre salaire « socialisé ». C'est l'argent qui sert à payer notre santé, nos retraites, les aides qui nous permettent de survivre.

 

Nous avions mis en garde contre la « rigueur de gauche » de Hollande. A nous de tenir les nôtres et de préparer la riposte.

 

Nous jeunes communistes, réclamons :

 

  • l'augmentation du SMIC, à 1 700 € net par mois accompagnée de la hausse générale des salaires ;

  • une réforme de la fiscalité : abandon de la TVA, taxation des grandes entreprises, fin des exonérations fiscales patronales ;

  • la fin des contrats précaires qui ne nous permettent pas de vivre (CDD, intérim, stages bidons, contrats d'avenir) et des contrats stables, des CDI, pour tout le monde ;

  • le gel de tous les loyers, la construction de 250 000 logements sociaux par an pour freiner la spéculation;

  • la rupture avec l'Union européenne et l'euro, instrument de la mise en concurrence des travailleurs européens et de la remise en cause de nos acquis sociaux;

 

La société que nous voulons passe par le refus de la mise en concurrence des peuples et des travailleurs les uns avec les autres, elle passe par la construction de nouvelles solidarités, par la réponse aux besoins des populations plutôt que ceux des multi-nationales. Rejoins-nous pour se battre pour cette autre société, pour le socialisme !

 

 

 

 

Encadré 1 : Tout Va Augmenter : 200 euros de plus à payer par an !

 

La hausse de la TVA, c'est :

 

un resto à 10,50 € au lieu de 10

 

un ciné à 8,50€ au lieu de 8

 

un pass NAVIGO à 64€ au lieu de 62

 

Le paquet de cigarettes est déjà passé de 6,20 à 6,60€

 

Et tout le reste va augmenter : DVD, vêtements, coiffeur...

 

La note à la fin du mois : 15 euros. 200 euros à la fin de l'année.

 

Ça suffit !

 

 

hollandetva.jpgEncadré 2 : Paroles, paroles... qui a dit pendant la campagne ?

 

« Je ne veux pas que les Français soient affligés de trois ou quatre points de TVA de plus. On l'appelle 'sociale' cette taxe, parce qu'il y aura une baisse des cotisations même pas pour les salariés, mais pour les employeurs ? Et pour une compétitivité qui ne sera même pas améliorée. Il y a mystification économique et faute sociale. Je ne laisserai pas faire » (le 3 janvier 2012é, François Hollande à propos du projet de TVA sociale de Sarkozy)

 

 

 

competitivite3Encadré 3 : C'est le « coût du capital » qui nous handicape, pas celui du travail !

 

Selon l'OCDE, les travailleurs français sont les plus productifs d'Europe: 44 € de richesse produite par heure travaillée.

 

Aucun pays ne soutient la comparaison : 43 € par heure pour les Allemands, 36 pour les Britanniques, 35 pour les Italiens.

 

Les travailleurs français produisent toujours plus de richesses, ils travaillent de plus en plus dur. Ils sont plus que « compétitifs ».

 

Comment se fait-on qu'on soit de plus en plus pauvres alors. Où va l'argent ?

 

En trente ans, la part de la richesse produite captée par les patrons est passée de 30 à 42%. 170 milliards par an détournés des salaires vers le capital.

 

C'est 800 euros de moins par mois pour chaque salarié.

 

C'est le « coût du capital » qui handicape notre économie, pas le « coût du travail » !

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