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Jeunesse Communiste Paris 15

Déclaration de 19 organisations de jeunesse communiste Européennes 20 ans après la contre-révolution en Europe de l'Est : « Notre avenir est un monde nouveau, le communisme »

26 Janvier 2012 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Solidarité internationale

Soviet-Flag-Over-Reichstag.jpgNotre avenir est un monde nouveau, le communisme

 

Déclaration de 19 organisations de jeunesse communiste Européennes 20 années après la contre-révolution en Europe de l'Est



Traduction AC pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com


Les organisations de Jeunesse communiste qui signent la déclaration suivante lancent un appel à la jeunesse d'Europe, et au monde entier, à l'occasion du 20ème anniversaire de la dissolution de l'URSS et de la liquidation du socialisme.

Cet anniversaire, du point de vue des gouvernements et partis bourgeois, des forces du capital, est une occasion de calomnier le socialisme et sa contribution historique, d'annoncer le caractère « éternel » et « bienveillant » du système capitaliste. Ce sont les mêmes qui, par les politiques qu'ils mettent en place, ont repris tous les droits concédés à la jeunesse ; ils ont lancé des dizaines de guerres impérialistes et en préparent de nouvelles ; ils nous ont condamné à la pauvreté et au chômage ; ils criminalisent l'idéologie communiste.

De notre point de vue, celui des travailleurs, des peuples et de la jeunesse du monde entier, cette anniversaire est une occasion de rappeler et de souligner les réalisations du socialisme, sa contribution à l'humanité ; une occasion de tirer des conclusions importantes de la défaite des années 1989-91.

Nous nous adressons à la jeunesse, afin qu'elle apprenne et connaisse la vérité sur le socialisme ; Pour leur dire que notre avenir est un nouveau monde, le Socialisme et le communisme.

Le 20ème siècle a vu le succès de la Révolution socialiste d'Octobre en Russie en 1917, qui fut le point de départ d'une des plus grandes avancées de civilisation dans l'histoire de l'humanité, l'abolition de l'exploitation de l'homme par l'homme. Après la seconde guerre mondiale, sont arrivées au pouvoir des forces posant l'objectif du socialisme dans un certain nombre de pays d'Europe, d'Asie mais aussi sur le continent Américain, sur près d'un tiers du globe.

En 1991, la contre-révolution a interrompu le cours de ce premier effort de construction d'une nouvelle société. Ce qui avait été acquis – la classe ouvrière et ses alliés prenant possession du pouvoir et des richesses qu'ils produisaient, de leurs mains – avec toutes ses limites était désormais remis en cause par une décision prise par en haut et non par la base.

Ces ruptures furent des contre-révolutions, c'est-à-dire une régression sociale, une victoire du système d'exploitation et d'oppression de classe sur la tentative de construction d'une société libérée de toute exploitation. Cela s'est confirmé de la pire des manières pour le peuple, au cours des vingt dernières années.

Les capitalistes et les représentants politiques des monopoles ont fêté leur victoire de classe, une victoire non seulement contre les pays socialistes et leurs peuples, mais aussi contre les travailleurs de tous les pays. Cette victoire est cependant temporaire, car le développement de la société ne s'arrête jamais. La volonté des peuples fera à nouveau du Socialisme une réalité.

Ils ont promis un développement capitaliste « a perpétuité » qui serait censé apporter prospérité et paix. Ils ont parlé de la « fin de l'histoire » et de la lutte de classe qui mèneraient à la réconciliation entre les peuples. L'histoire leur a donné tort. Non seulement la lutte de classe n'a pas cessé, mais elle s'est intensifiée. C'est le moteur de l'histoire, et elle aboutira à la victoire de la classe ouvrière.

La barbarie capitaliste ne peut pas être humanisée, il nous faut rompre avec elle


En ce début de 21ème siècle et vingt ans après les contre-révolutions, il s'est avéré non seulement que le capitalisme n'était pas en mesure de répondre aux besoins de la classe ouvrière mais qu'il condamne également les peuples à l'exploitation et à la pauvreté. Tout ce qu'ont affirmé la bourgeoisie et leurs apologistes s'est révélé être un mensonge.

La contre-révolution a rendu le capital encore plus agressif, des acquis populaires qui ont été remportés par la lutte et les sacrifices ont été liquidés ; de nouvelles guerres impérialistes ont éclaté et les rivalités pour la pénétration et le partage des marchés sont devenues plus féroces. Les peuples des pays socialistes furent au cœur de la restauration capitaliste ; leurs niveaux de vie ont régressé pour revenir à ceux de plusieurs décennies en arrière. Les peuples des autres pays capitalistes ont perdu leur soutien, le contre-poids à la barbarie capitaliste.

La crise qui touche actuellement le monde capitaliste conduit au chômage de masse, à la pauvreté et à la misère pour la classe ouvrière, les couches populaires et leurs enfants. Cela prouve, le plus clairement du monde, que le capitalisme est un système pourri et dépassé, qui entrave le progrès de toute l'humanité. Ses efforts pour rester en vie ne visent qu'à sucer le sang de millions de travailleurs.

Les crises lui sont inhérentes, car il s'agit d'un système où la production ne sert pas les travailleurs mais le profit et les intérêts des capitalistes. Par leur sueur et la force de leurs mains ainsi que de leurs cerveaux, les travailleurs du monde entier produisent des biens et d'immenses richesses qui suffiraient à leur assurer ainsi qu'à leurs enfants une vie décente. Cette richesse est confisquée par une poignée de parasites capitalistes qui exigent aujourd'hui des peuples, de façon choquante, des sacrifices afin de sauver la ploutocratie.

La crise capitaliste s'approfondit dans l'UE et dans la zone Euro. Il s'est avéré concrètement que l'UE est une union impérialiste trans-nationale, un « sombre front » du capital contre les peuples. Les rivalités entre groupes monopolistes et pays capitalistes en Europe et à l'échelle internationale s'intensifient. Il est plus que probable que cette concurrence débouchera sur des guerres qui sont dans la nature du capitalisme. Nous ne choisissons pas entre vieux et nouveaux impérialistes, ni entre leurs vieilles et nouvelles coalitions. Nous ne deviendrons pas leur « chair à canon », pour qu'ils puissent se partager les marchés. La lutte pour le renversement du pouvoir des monopoles, de la bourgeoisie dans chaque pays, et quelles que soient les conditions, est un objectif crucial pour chaque jeune homme et jeune femme issus de la classe ouvrière.

Le socialisme est plus actuel et nécessaire que jamais

Cela fait 20 ans désormais que notre génération grandit dans un contexte de déformation de la vérité historique, d'anti-communisme et de mensonges. Par les manuels scolaires, les journaux et la télévision, le capital, les États bourgeois et leurs appareils tentent de ré-écrire l'histoire. Ils calomnient la contribution héroïque de millions de communistes, des pouvoirs ouvriers dans les pays où se construisaient le socialisme mais aussi dans les pays capitalistes pour se libérer du joug de l'exploitation de classe. Ils mènent une offensive massive contre un ennemi qu'ils disent avoir vaincu. C'est une preuve de leurs peurs. Si c'était vraiment la « fin de l'histoire », si le capitalisme était véritablement « invincible », ils ne perdrait pas autant d'énergie à combattre un ennemi qui n'existerait plus.

Ils prétendent que la victoire du capitalisme a démontré l'échec du socialisme. L'histoire a prouvé qu'aucun système socio-économique n'a été établi une fois pour toute. Cela est révélé par l'histoire de la domination du système capitalisme. Le développement des forces productives et le caractère social du travail sont incompatibles avec tout système économique où la minorité impose se domination à la majorité. Le recul, cependant, a un caractère temporaire dans l'évolution sociale. La roue de l'histoire ne s'arrête pas. Notre période est une période de transition du capitalisme au socialisme, et cela ne change pas en raison de la victoire temporaire de la contre-révolution, ou d'un rapport de force défavorable, par ailleurs en train de changer.

La nécessité du socialisme vient de l'intensification des contradictions du système capitaliste lui-même. Elle découle du fait que dans le stade impérialiste du développement capitaliste, caractérisé par la domination des monopoles, les conditions matérielles nécessaires pour une transition vers un système socio-économique supérieur sont entièrement réunies.

Le capitalisme a socialisé la production dans des proportions sans précédent ; il a néanmoins privatisé les profits dégagés par cette production. Les moyens de production, les produits du travail social sont privés, propriété des capitalistes. Cette contradiction est la matrice de tous les mécanismes de crise des sociétés capitalistes modernes : le chômage et la pauvreté qui explosent en période de crise capitaliste.

Cette contradiction nous montre aussi l'issue : l'abolition de la propriété privée des moyens de production, en commençant par les moyens de production concentrés, leur socialisation et leur utilisation planifiée dans la production sociale, pour la satisfaction des besoins sociaux, la planification centralisée de l'économie par le pouvoir révolutionnaire socialiste entre les mains des travailleurs, sous contrôle ouvrier.

Tout ce qui a été écrit dans le sang ne peut être effacé avec de l'encre sale


La classe ouvrière, en particulier les jeunes issus de la classe ouvrière, doivent apprendre des expériences de construction socialiste au 20ème siècle. Ils doivent apprendre de tout ce qu'elles ont apporté au peuple mais aussi tirer les conclusions des raisons qui ont conduit à son renversement.

La vérité c'est qu'en dépit des problèmes, des erreurs, des déviations des principes de construction socialiste, le système socialiste tel qu'il s'est forgé a démontré sa supériorité, les énormes avantages qu'il a garanti dans les vies des travailleurs et des jeunes.

L'abolition des rapports capitalistes de production a libéré l'homme du joug de l'esclavage salarial ; il a ouvert la voie à une production et à un développement scientifique orientés vers la satisfaction des besoins populaires. Ainsi, le droit au travail pour tous était garanti, tout comme l'éducation et la santé publiques et gratuites, la prestation de services abordables par l’État, le logement, l'accès à la création culturelle et intellectuelle.

Du temps libre fut libéré pour les travailleurs afin qu'ils puissent avoir des loisirs et qu'ils puissent participer au pouvoir et à la gestion des unités de production. Un niveau supérieur de démocratie fut mis en place avec la participation représentative des employés au pouvoir et à la gestion de la production, l'opportunité pour eux d'élire et de révoquer des représentants ouvriers au pouvoir.

La Sécurité sociale fut la première des priorités de l’État socialiste. Le pouvoir socialiste a jeté les bases de l'élimination de l'inégalité entre hommes et femmes. Il a garanti concrètement la prise en compte sociale de la maternité ainsi que les soins pour les enfants.

Ce sont des acquis qui ont été garantis il y a plusieurs décennies de cela dans les pays socialistes, et qui semblent désormais être un rêve inaccessible pour les travailleurs et jeunes vivant en monde capitaliste.

L'Union soviétique et le système socialiste mondiale ont constitué le seul véritable contre-poids à l'agressivité impérialiste. Le rôle qu'a joué l'Union soviétique dans la Victoire anti-fasciste des peuples a été décisif. Plus de 20 millions de citoyens ont donné leurs vies pour la patrie socialiste et la Victoire anti-fasciste, près de 10 millions ont été blessés ou handicapés, et il y eut naturellement d'énormes destructions matérielles.

La nouvelle offensive sera victorieuse


La contre-révolution en URSS ne fut pas le fruit d'une intervention militaire impérialiste, mais elle vint plutôt « de l'intérieur et d'en haut ».

Au cours de la construction, des choix erronés ont été faits, les lois de développement du nouveau système ont été violées, de nouvelles mesures ont été mises en place, qui étaient étrangères à l'économie socialiste.

Les contre-révolutions ne changent rien à la nature de la période.

Le 21ème siècle sera le siècle d'une nouvelle émergence d'un mouvement révolutionnaire mondial et d'une nouvelle série de révolutions sociales.

Deux voies s'ouvrent aux peuples : le maintien, avec des sacrifices infinis pour le peuple, du système pourri du pouvoir bourgeois et de la propriété capitaliste ou la lutte pour une rupture révolutionnaire d'avec le capitalisme, pour le pouvoir ouvrier, pour le socialisme et le communisme. Entre les formations socio-économiques capitaliste et socialiste-communiste, il n'y a pas d'autre formation, pas d'autre système. Le pouvoir reviendra soit aux travailleurs soit aux capitalistes.

La construction du soi-disant « socialisme du 21ème siècle » ou du « socialisme démocratique » nie le pouvoir ouvrier, la socialisation des moyens de production et la planification centralisée. Il n'a rien à voir avec le socialisme scientifique. C'est un instrument entre les mains du système afin de manipuler les peuples, de faire obstacle à la lutte de classes.

Les peuples auront le dernier mot !


Les jeunes hommes et jeunes femmes, les jeunes des couches populaires ne doivent rien attendre du vieux système capitaliste, historiquement dépassé, qui se trouve désormais dans son dernier stade impérialiste. Leur avenir d'une vie meilleure, répondant à leurs besoins est lié à leur participation et leur contribution au développement de la lutte de classe, au renversement de la barbarie capitaliste, à la construction d'un nouveau système socialiste.

De grandes luttes de classe nous attendent.

Les révolutions à venir seront celles du Socialisme !



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