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Jeunesse Communiste Paris 15

Des centaines de milliers dans les rues en Grèce, au Portugal contre la politique de casse sociale européenne, pourquoi pas nous ?

15 Février 2012 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Solidarité internationale

akropoli-11febr12Des centaines de milliers dans les rues en Grèce, au Portugal contre la politique de casse sociale gouvernementale et européenne, pourquoi pas nous ?

 

Article/tract de la JC Paris 15

 

 

    300 000 manifestants à Lisbonne, au Portugal, à l'appel du syndicat CGTP (lié aux communistes) samedi pour dire « Non à l'exploitation et à l'appauvrissement général » : la plus grande manifestation de ces 30 dernières années. L'équivalent de 2 millions de manifestants dans les rues de Paris.

    200 000 à Athènes ce dimanche devant leur Parlement pour protester contre un nouveau plan d'austérité négocié entre un gouvernement dit d « union nationale » (gauche, droite et extrême-droite) et l'Union européenne, dans un climat de chaos et de guerre civile.

    Les communistes grecs ont également déployé, au deuxième jour de la grève générale, une nouvelle banderole sur l'Acropole : « A bas la dictature de l'Europe des monopoles ! ».

    Il faut dire que l'Europe, après les avoir tondus, dépecés, commencent à ronger les os : nouvelle baisse des salaires de 25% en Grèce, une demi-heure de travail en plus par jour au Portugal. Travailler plus pour gagner moins, c'est la recette de l'Union européenne !

    Et les jeunes sont les premiers touchés : en Grèce est instauré un SMIC spécial « jeunes » à 450 euros ; en Espagne, où 1 jeune sur 2 est au chômage, est créé un contrat « unique » pour les jeunes, qui peuvent être licenciés du jour au lendemain avec le salaire minimum.. subventionné par l'Etat. Les caisses sont vides mais on continue à remplir celles du patron !

    Oui, mais les Grecs et les Espagnols sont des fainéants, n'est-ce pas, il faut qu'ils se mettent au travail. Ah bon ? En moyenne, les Grecs travaillent 44 heures par semaine, les Espagnols 42 et les Allemands 41.

    Il ne s'agit pas de réformes de bon sens mais bien de déclarations de guerre contre les travailleurs, de plans d'exploitation dans toute l'Europe pour nous faire travailler plus pour des salaires de misère. Et après la Grèce et le Portugal, ce sera la France.

    Non, nous ne sommes pas protégés. Sarkozy a déjà annoncé sa TVA sociale avant l'élection mais il promet d'autres « réformes structurelles », François Hollande lui promet une « rigueur de gauche ». Il ne faut pas s'attendre à des cadeaux mais bien à des sacrifices après les élections de 2012.

    La voie que montrent les travailleurs grecs et portugais est la seule qui peut nous permettre de nous en sortir : lutter contre cette politique infinie de sacrifices pour la majorité et de cadeaux pour une infime minorité.

    Qu'attendre d'élections où on nous promet l' « austérité de droite » face à la « rigueur de gauche » ? Papandreou, l'ancien premier ministre grec socialiste, promettait 5% d'augmentation de salaires avant les élections, il les a baissé de 50% ! Aujourd'hui, en Grèce, en Italie, mais aussi au Portugal, en Espagne, en Allemagne, c'est l'union sacrée entre socialistes et partis de droite. En Grèce, même l'extrême-droite en fait partie !

    Refusons cette union sacrée des forces au service du patronat, opposons l'unité des travailleurs, des jeunes dans la rue. En Grèce et au Portugal, ce sont les communistes qui sont à l'avant-garde de la lutte. En France, c'est en renforçant les organisations communistes que nous construirons un rapport de force pour faire tomber ce gouvernement et ses politiques, pour défendre une autre politique, qui défende les droits des jeunes, lycéens, étudiants, travailleurs :

- droit à un vrai travail qui nous permette de vivre, fin des contrats précaires, stages bidons, augmentation du SMIC à 1500 euros ;


- droit à une éducation de qualité, ré-embauche des 160 000 postes d'enseignants supprimés depuis 2002 ;


- droit à l'indépendance, gel des loyers dans le privé, construction de logements universitaires et sociaux aussi pour faire pression sur les prix du privé ;

Cette société où les capitalistes mettent concurrence les jeunes et les travailleurs les uns contre les autres n'a pas d'avenir, battons-nous pour une société où ce seraient nous qui dicterions nos conditions aux patrons, luttons pour le socialisme !
 

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