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Jeunesse Communiste Paris 15

Fioraso veut enseigner le capitalisme « dès la maternelle » : empêchons-la déjà de l'installer dans nos facs !

23 Février 2014 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Education

fioraso-gattaz.jpgLa ministre Fioraso veut enseigner le capitalisme « dès la maternelle » : empêchons-la déjà de l'installer dans nos facs !

 

Brève pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/

 

Jusqu'où va aller Geneviève Fioraso dans la casse de nos universités publiques ? Sa « loi Fioraso » introduit les entreprises dans nos facs, elle, elle souhaiterait introduire l' « esprit d'entreprise » … dans nos écoles maternelles. Même les sarkozistes n'ont pas osé !

 

Ce 7 février, Geneviève Fioraso était en famille, chez elle, au « Salon des entrepreneurs ». Elle s'est lâchée, un discours de directeur d'école de commerce, de manager de chez Quick :

 

« Je pense que si on veut avoir davantage d'étudiants avec un esprit d'entreprise, si on veut avoir une vraie 'équipe France' (sic), c'est la culture qu'il faut changer, il faut commencer très tôt : il faut même commencer dès l'école maternelle.

 

Moi, je suis responsable de l’enseignement supérieur et de la recherche, je commence par la recherche ! »

 

Tout est dit. Ce qu'elle propose, c'est l'idée de Peillon qui veut introduire « l'entreprise à l'école ».

 

« L'entreprise à l'école », c'est déjà le projet de Peillon !

 

Dans sa loi de « Refondation de l'école », il rend obligatoire « un parcours de découverte du monde de l'entreprise » en collège, avec intervention de personnalités issues du « monde de l'entreprise », « stages en entreprise » et « projets pour développer l'esprit d'entreprise ».

 

Pour les lycées, c'est l'obligation d'effectuer un « stage de fin d'année » en entreprise en Seconde : pour faire découvrir aux étudiants la joie des stages non-payés, une découverte de l'exploitation !

 

Mais comme le dit Mme Fioraso, « elle commence par la recherche ». Et elle commence fort.

 

La « loi Fioraso » : c'est livrer l'université aux grandes entreprises !

 

Avec sa loi Fioraso, elle va plus loin que la « LRU » de la ministre de droite Pécresse en 2008, elle légalise « le transfert des fruits de la recherche publique vers le secteur privé ». Financements publics, profits privés !

 

Avec sa loi Fioraso, elle construit des « master professionnels » au service des entreprises. Fini le diplôme national sanctionnant une formation de qualité et un niveau d'expertise, bonjour les certifications locales, en fonction de tel secteur, telle entreprise, pour des « compétences » limitées.

 

Avec sa loi Fioraso, elle regroupe toutes les universités en faillite – à cause de l'autonomie due à la LRU – en 30 pôles universitaires, regroupant établissements publics et privés, pouvant lever des fonds privés colossaux par des « projets innovants », « initiatives d'excellence ».

 

Les entreprises à la tête de nos facs, c'est maintenant !

 

Qu'est-ce qu'on attend pour lutter contre la privatisation de nos facs ?

 

Il y a cinq ans, nous étions des centaines de milliers d'étudiants à refuser la LRU, la plupart de nos universités bloquées. Aujourd'hui, l'attaque est encore plus grave et les étudiants sont démobilisés.

 

Le syndicat majoritaire fait la campagne pour la « Loi Fioraso » dans nos facs, soutient le gouvernement qui compromet l'avenir de nos universités publiques, notre avenir de jeune travailleur en formation !

 

Pour Fioraso, « on le même intérêt » que le MEDEF …

 

nous, nous n'avons pas le même intérêt qu'eux !

 

Et ce n'est que le début, ces dernières semaines, Fioraso a lancé de nouvelles propositions gravissimes, avec la défense d'un statut d' « étudiant-entrepreneur » pour transformer la précarité subie en précarité volontaire, à la charge de l'étudiant « auto-entrepreneur » !

 

Le 9 décembre dernier, dans les Echos, elle a même participé à une interview avec le président du MEDEF Pierre Gattaz pour annoncer la création de « Sup' emploi », un organisme dirigé par des grands patrons qui va désormais encadrer l'offre de nos formations de nos universités : cela veut dire décider de nos cursus, nos formations, nos cours !

 

Dans l'entretien, Mme Fioraso ne peut s'empêcher de lâcher au patron des patrons : « On a le même intérêt ! »

 

Nous, nous n'avons pas le même intérêt que le patron des patrons qui cherche à nous faire travailler plus pour gagner moins. Nous n'avons donc pas non plus le même intérêt que notre ministre de l'Enseignement supérieur :

 

 

luttons enfin pour empêcher que nos universités publiques soient mises au service des grandes entreprises, luttons pour qu'elles soient au service des étudiants, travailleurs en formation !

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