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Jeunesse Communiste Paris 15

Halte aux violences policières! Mobilisons contre la politique anti-sociale et répressive de ce gouvernement

7 Novembre 2014 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Fascisme

web-est-68ard-episode-3-L-4.jpegHalte aux violences policières

 

Quand la police tue, les jeunes sont dans la rue

 

mobilisons pacifiquement contre la politique anti-sociale et répressive du gouvernement !

 

Article AC pour http://www.jeunescommunistes-paris15.fr/

 

Un jeune de 21 ans abattu dans une manifestation. On est en France. Les violences policières se multiplient, la tension monte. La riposte doit être dans la rue, pacifique, massive, déterminée sur les questions qui nous touchent : notre éducation, nos salaires, nos emplois.

 

Rémi Fraisse était un jeune reconnu comme pacifique, aimant la nature et la musique. Les gendarmes ont admis qu'il faisait partie d'une manifestation tout à fait pacifique contre le barrage de Sivens, dans le Tarn (sud-ouest).

 

Il ne faisait pas partie de la poignée de provocateurs qui ont donné le prétexte aux forces de l'ordre pour un assassinat ciblé : une grenade offensive dans le dos. Ce n'est pas de la légitime défense, c'est un crime.

 

C'est comme cela que le ressentent les 29 lycées parisiens bloqués hier, jeudi. Les milliers de lycéens descendus dans la rue pour dire : la violence policière, ça suffit !

 

Violence policière partout, justice nulle part : cela suffit !

 

La violence policière, physique, ou symbolique reste présente dans notre quotidien. Les policiers sont les acteurs, conscients ou inconscients, volontaires ou forcés, d'une stratégie de la tension :

 

  • le contrôle au faciès reste une réalité dans nos quartiers : Selon plusieurs enquêtes, un jeune d'origine nord-africaine ou d'Afrique noire a entre 2 et 15 fois plus de chances de se faire contrôler … mais aussi de subir des palpations, des fouilles, le tutoiement ;

     

  • les tensions dans les Cités sont entretenues par les méthodes des policiers « cow-boys » : Avec ces méthodes « à l'américaine », la BAC n'apaise pas les tensions, elle les provoque : contrôle au faciès, interpellation arme au poing, plaquage au sol ou sur le capot ;

     

  • la suppression de la police de proximité, le passage de la prévention à la répression : Les syndicats de policiers dénoncent cela. La police de proximité privilégie la prévention, l'aide aux populations. Les brigades d'interventions (type BAC) sont dans la répression violente. Dans la police, les gouvernements imposent une politique du chiffre qui pousse à la montée des tensions, au crime, pour justifier les bons résultats dans la répression !

     

  • la casse des moyens pour la répression des fraudes, du grand banditisme: plus de policiers pour les citoyens, moins pour les plus riches qui fraudent les impôts, la Sécu, comettent des délits financiers. Police à deux niveaux, justice à deux vitesses.

     

  • la tension de plus en plus forte dans les manifestations pacifiques : on le sent. La moindre manif de 100 ou 200 personnes est encerclée par autant de policiers, des cars de CRS, des policiers en civil, prêt à intervenir au moindre accrochage. Où est la police pour défendre les citoyens contre les abus de ces dirigeants, des fraudeurs, comme Cahuzac ou Thévenoud ?

     

  • le rôle d'agents provocateurs, infiltrés dans les manifs : les vidéos circulent, on connaît cela depuis longtemps, les policiers qui se déguisent en « anarchistes », « black blocks » pour faire déraper les manifestations, créer un climat de tensions, légitimer la répression ;

 

Les lycées bougent à Paris : « quand la police tue, les jeunes sont dans la rue »

 

29 lycées parisiens étaient bloqués ce jeudi 5 : 15 totalement, 14 avec filtrage. Un millier de manifestants étaient dans la rue pour dire haut et fort : « quand la police tue, les jeunes sont dans la rue » ! Dans le 15 ème, les lycées Buffon et Louis Armand étaient bloqués.

 

Les jeunes, en particulier, lycéens ont toujours été mobilisés contre les violences policières.

 

En 1986, le jeune Malik Oussekine âgé de 22 ans était tué par la police après une manifestation contre une loi qui voulait instaurer la sélection à la fac, mettre les universités en concurrence. Sa mort avait suscité une vague d'indignation nationale.

 

En 2005, la mort de deux jeunes à Villiers-le-Bel, tués par la police, a provoqué des émeutes dans les Cités qui ont été un cri de rage, mais aussi une réponse maladroite à cette colère dans les quartiers, pénalisant les populations de ces quartiers, justifiant la vague répressive menée par Sarko.

 

Au moment où notre Premier Ministre Valls désigne un « ennemi de l'intérieur » à combattre, au moment où le FN fait 25 % et libère une pensée raciste, les idées de haine, dans la police et ailleurs : le pouvoir n'attend qu'un bon prétexte pour écraser toute contestation.

 

Ne tombons dans le piège. Ce dont le gouvernement a très peur, ce sont des mobilisations massives, unitaires mais pacifiques sur les questions qui rassemblent tout le monde : la défense d'une éducation de qualité pour tous, la défense d'un emploi bien payé à la sortie des études, tout ce que notre gouvernement casse avec sa politique !

 

Il essaie de diviser pour mieux régner. Dans la police, beaucoup se posent des questions. Ils subissent l'austérité du gouvernement, la pression du chiffre de la direction, le climat malsain entretenu par des collègues racistes. Beaucoup sont fils d'ouvriers, parfois d'origine étrangère. Ils ne sont tous pas prêts à tirer sur des concitoyens, dont ils partagent certaines revendications.

 

Les violences policières sont inacceptables en France. Cela peut être pire, si on ne résiste pas.

 

En Turquie, les policiers sont des « robocops » qui massacrent impunément, comme ils l'ont fait récemment en tuant 18 manifestants kurdes. En Espagne, en Grèce, en Italie, la policière est héritière des méthodes fascistes, elle frappe sans ménagement, bafoue les droits élémentaires.

 

Les Etats-unis sont la caricature. Le massacre d'un jeune Noir sans défense dans le Missouri en est l'exemple visible. A faire passer la BAC pour une force modérée. Sauf que la police est partout comme cela : racisme assumé, méthodes de cow-boys, impunité de classe et de race.

 

En France, la résistance des citoyens, les restes d'une tradition « républicaine » maintiennent la violence dans certaines limites. Les crimes suscitent encore l'indignation. Pour combien de temps ? Et ce n'est pas une raison non plus pour accepter l'inacceptable, minimiser les bavures et les crimes.

 

La réponse ne peut être la violence pour la violence, c'est la construction d'un rapport de force conséquent, massif, rassembleur – dans la rue, avant de penser aux urnes – sur des questions fondamentales, avec des méthodes pacifiques :

 

mobilisons pour que montent sur les lieux de travail et les lieux d'étude l'exigence d'un mouvement de grève, de blocage, d'occupation concerté : c'est dans l'unité d'action, pacifique mais combative, que se construisent les mobilisations qui gagnent !

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