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Jeunesse Communiste Paris 15

Hommage aux 5 jeunes martyrs du lycée Buffon

7 Février 2012 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Histoire, #Education

Lyceens-Buffon.jpgHommage aux 5 jeunes martyrs du lycée Buffon

 

http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/

 

La longue liste des élèves et professeurs de Buffon, qui, de 1940 à 1944, tombèrent sous les balles nazies ou disparurent dans les camps de la mort est le témoignage authentique et douloureux du rôle éminemment patriotique du Lycée du Boulevard Pasteur qui, dès les premiers jours de l’occupation, sous l’impulsion de son professeur d’histoire Raymond Burgard, devint l’un des premiers centres actifs de la résistance des jeunes.

Début octobre 1941, à travers les salles du Lycée, les portraits de Pétain sont lacérés ; dans les couloirs et les cours, tracts et mots d’ordre anti-collaboration circulent sous le manteau ; sur les murs sont collés des papillons dénonçant la trahison de Vichy.

Le 11 novembre, 22ème anniversaire de la défaite allemande de 1918, ceux qui formeront le « groupe des Cinq étudiants du Lycée Buffon » entraînant plusieurs milliers de leurs camarades des écoles et du quartier latin aux Champs Elysées et à l’Etoile : première manifestation au grand jour de la Résistance ; il y eut de nombreux blessés.

Dans toute la France envahie et asservie, les jeunes réfractaires sans distinction – des scouts aux Jeunesses Communistes (qui manifestèrent rue du Commerce en juin 1941) commencent à se chercher, se rattachent à des réseaux, forment des maquis ; pour eux « un seul ennemi, l’Envahisseur ».

Le 2 avril au matin, Burgard est arrêté dans son appartement rue Pérignon. Le 16, les lycéens et lycéennes de tout Paris envahissent le Lycée Buffon au chant de la Marseillaise, aux cris de « Libérez Burgard ». Et ils annoncent la formation du « Front National des Etudiants ».

Dès lors, Buffon sera le point de mire de la surveillance et des coups de la police allemande et de la milice. Dés lors, ces 5 jeunes deviennent membres des organisations communistes de la Résistance, l’Organisation spéciale, OS, les FTP. Dès lors aussi, ensemble ou séparément, ils intensifieront et élargiront leur action : attaques armées quai de Tokyo et quai Malaquais, coups de main rue de Vaugirard et rue de Bucci, sabotage des voies ferrées et d’aérodromes en Seine et Marne, destruction des pylônes télégraphiques, etc.

Malheureusement, après dénonciation par un collabo, Arthus (17 ans), Baudry (19 ans), Grelot (18 ans), Legros (18 ans), furent arrêtés les 3 et 4 juin 1942, Benoît (17 ans) le 22 août. Ils sont remis entre les mains des brigades spéciales de la Gestapo. On les incarcéra à la prison de Fresnes d’où Baudry et Legros tentèrent en vain de s’évader.

Le 15 octobre 1942, un jugement sommaire du tribunal de la Luftwaffe les condamna à la peine de mort.

Le 8 février 1943, à 11 heures, tandis que le canon de Stalingrad forgeait le destin du Monde, ils firent face courageusement aux fusilleurs du sinistre Champ de Tir de la Porte de Sèvres.

Comme s’il avait honte de son crime, le bourreau à croix gammée fit transporter secrètement les dépouilles dans un recoin du cimetière d’Ivry.

Aujourd’hui, leurs cendres ont été transférées dans la crypte de la Sorbonne à quelques pas du Panthéon où le nom de leur maitre Raymond Burgard (décapité à la forteresse de Cologne en juin 1944) a été gravé…

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