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Jeunesse Communiste Paris 15

JEUNES CHEMINOTS : Partout en Europe on lutte contre les 'réformes ferroviaires', si on reprenait la 'bataille du rail', maintenant, en France ?

22 Novembre 2014 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Entreprise

sncfcgt.pngJEUNES CHEMINOTS : Partout en Europe on lutte contre les 'réformes ferroviaires', si on reprenait la 'bataille du rail', maintenant, en France ?


 

Tract pour http://www.jeunescommunistes-paris15.fr/

 

La réforme ferroviaire n'est pas née par hasard. Construite avec les rapports de Jean-Jacques Auxiette et de Jean-Louis Bianco , pour l'ancien ministre des transports, Frédéric Cuvillier, elle vient en fait du Parlement européen qui a voté le 4ème paquet ferroviaire, qui consiste à abattre les monopoles publics nationaux en faveur de la « concurrence ».

 

La logique est simple : créer un marché privé rentable sur la base d'un service public historique, la SNCF.


 

Pour ce faire, il faut donner la possibilité aux régions de pouvoir choisir l'entreprise qui assurera la desserte de leurs gares. Les lignes seront divisées et toutes gérées de façon différente. Concrètement, la réforme provoque l'éclatement de la SNCF pour pouvoir en privatiser plus facilement chaque morceau, grâce à un « Groupe Public Unifié » avec trois entreprises et employeurs distincts (SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilité).


 

L'éclatement du monopole public suppose bien entendu aussi la casse du statut cheminot. Les conditions de travail seront dégradées : moins de temps de repos, plus d'horaires, plus de cadences... Ceci constitue une atteinte à la sécurité de la circulation des trains (cheminot fatigué = cheminot moins vigilant) et donc à la sûreté des agents dans l'exercice de leur travail.


 

Il suffit de regarder un peu autour de la France pour comprendre où veulent aller nos dirigeants !


 

En effet, la privatisation causera des dégâts en ce qui concerne la qualité de transport dans l'ensemble du pays et qui est déjà en fonction en Angleterre ou en Allemagne par exemple :

- hausse des tarifs

- conditions de travail cheminotes dégradées

- Sécurité des circulations amoindrie

- Retards multipliés comparés a aujourd'hui

- Abandon des lignes/gares non-rentables


 

Malgré le vote de la réforme en juin 2014, nous ne baisserons pas les bras !


 


 


 

Partout, tous mobilisés contre les logiques de privatisation !


 

La veille du vote de la réforme ferroviaire une grève reconductible eu lieu dans tous les métiers de la SNCF. Dès le 10 juin, environ 1 cheminot sur 2 était en grève. Une participation jamais vue depuis des décennies. Trois jours plus tard, les syndicats non-grévistes (CFDT, Unsa) déclarent décrocher des amendements, insignifiants bien sûr, et ordonnent, de chœur avec le gouvernement, de reprendre le travail ! Malgré ces appels, la diffusion des chiffres faussés de grévistes et la campagne de mensonge, de haine envers les cheminots par les média, la grève a duré deux semaines, la colère pour motivation.

 

En Allemagne, les cheminots se mobilisent depuis septembre 2014, revendiquant une hausse de salaire de 5 %, de passer d'une semaine de travail de 39h à 37h et de recruter d'avantage de cheminots. En effet, comme à la SNCF, la Deutsche Bahn (SNCF allemande) crée des baisses d'effectifs afin de mettre la pression sur les salariés restants et de gagner en productivité. Les cheminots ont fait de multiples mouvements de grève depuis septembre, Angela Merkel est même prête à leur enlever le droit de grève !


 

Même chose en Belgique avec la « réforme ferroviaire belge » ! Les cheminots de la SNCB multiplient les actions, les grèves spectaculaires pour faire reculer le gouvernement. La droite extrême belge exige la limitation voire la suppression du droit de grève, le Parlement ayant déjà réussi à limiter les « grèves sauvages ». La direction de la SNCB devient folle tandis que les bases syndicales et les usagers soutiennent le mouvement des cheminots contre la privatisation du rail ! La solidarité cheminots-usagers est très importante pour la victoire !


 

Et en Grèce, Italie, Portugal, Suède, il y a aussi des grèves récurrentes, contre les logiques de privatisation du rail ! Nous, jeunes communistes, exigeons un service public du rail de qualité, répondant aux besoins populaires et non soumis aux diktats de la rentabilité et du profit ! Voici nos revendications :


 

Retrait de la réforme ferroviaire.

 

rejet des directives européennes de libéralisation et de casse du service public : La politique de l’UE est massivement rejetée par les peuples, elle n’a aucune légitimité à être appliquée en France.

 

pour le monopole public de la SNCF : C’est la seule garantie d’un service public de qualité, sécurisé, avec des tarifs réglementés.

 

Le rétablissement des lignes et des arrêts supprimés ces dernières années : La fermeture de lignes de TER provoque la mort des territoires non desservis, impossible à rejoindre sans voiture.


 

Encadré 1 : Privatisation du rail en Grande-Bretagne, le désastre


 

- Les tarifs les plus élevés d’Europe : deux fois plus élevés qu’en France.


 

- Des trains qui n’arrivent pas à l’heure : 1 train sur 5 a plus de 10 minutes de retard.


 

- Des accidents meurtriers : les accidents se sont multipliés depuis la privatisation, L’entreprise privée ne veut pas investir dans les dispositifs de sécurité. Trop cher !


 

- Investissements publics, profits privés : 6 milliards d’investissements publics l’an dernier, une dette publique de 40 milliards... mais 700 millions d’euros de profits pour les opérateurs. Le coût du système privé est 40% supérieur au système public français !

Aujourd'hui plus de 66 % des Britanniques veulent la re-nationalisation complete du rail !


 

Encadré 2 : Soirée-cinéma : « Lutter ici en France contre la privatisation de la SNCF, apprendre du cas britannique »


 

Vendredi 28 novembre, 19h Projection de The navigators, un film de Ken Loach - 130, rue Castagnary, Paris 15. Suivi d'un débat avec des représentants du syndicat CGT-Cheminots de Versailles.

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