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Jeunesse Communiste Paris 15

Journée de la femme: l'égalité homme-femme, c'est un combat ... d'abord sur le lieu de travail, contre la (double) exploitation !

8 Mars 2014 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Entreprise

commune-copie-1Journée de la femme: l'égalité homme-femme, c'est un combat ...

 

d'abord sur le lieu de travail, contre la (double) exploitation !

 

Article pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/


 

Le capitalisme ne règne qu'en divisant les travailleurs entre eux : étrangers contre français, jeunes contre vieux, public contre privé, hommes contre femmes.


 

Les jeunes et les femmes subissaient l'exploitation la plus rude, sont les plus mal payés, pour les contrats les plus précaires. Ce n'est pas nouveau, c'est juste un retour au XIX ème siècle !

 

  • Les femmes sont les premières à subir les bas salaires : elles sont payées 25% de moins que les hommes et elles constituent 80% des « travailleurs pauvres » payés moins de 900 € par mois ;

 

  • Elles vivent la précarité au quotidien : un tiers (31%) des femmes sont à temps partiel, la plupart du temps subi. Huit travailleurs sur dix à temps partiel sont des femmes ;

 

  • Elles supportent la « double exploitation » : ce sont elles qui font encore l'essentiel des tâches domestiques : ménage, cuisine, enfants. Elles passent 4 heures par jour à travailler à la maison, deux heures de plus que les hommes ;

 

Les jeunes femmes sont encore plus touchées que les autres : 25% des jeunes femmes de moins de 25 ans sont au chômage, 35% de celles qui ont un emploi sont à temps partiel. Cela fait une majorité de jeunes précaires ou chômeuses !

 

L'égalité homme-femme est un combat ... c'est surtout une question de classe !

 

Loin du discours de l'ancienne patronne des patrons, Mme Parisot, il ne s'agit pas d'obtenir la « parité » chez les PDG, de promouvoir des Lilliane Bettencourt. Avec ses 30 milliards d'€ de patrimoine, elle concentre autant de richesses que 12 millions de françaises !

 

Nous nous battons, nous, pour ses 12 millions de Françaises qui travaillent au SMIC ou en-dessous, galèrent dans des CDD, temps partiel, stages qui ne permettent pas de vivre :

 

c'est cette « égalité » réelle pour laquelle nous nous battons, pour augmenter les salaires, améliorer les conditions de travail de tous, hommes comme femmes !

 

Cela passe par se battre en priorité dans les métiers où les femmes sont majoritaires :

 

  • les plus victimes de l'exploitation capitaliste comme caissière, femme de ménage, vendeuse ;

 

  • les métiers publics les plus dévalorisés économiquement par rapport au niveau d'étude et les plus utiles socialement : infirmière ou enseignante ;

 

Hypocrisie de la « ministre du droit des Femmes » qui casse le service public …

 

défendons ce service public, première garantie de l'égalité homme-femme !

 

Ne nous laissons pas endormir par le discours dominant sur la « parité », l' « égalité en droit ». Ce n'est pas le « Ministère du droit des femmes » qui va nous faire gagner l'égalité salariale !

 

Hypocrisie de nos gouvernements qui continuent à dérouler le tapis rouge à nos « amis » du Qatar,de l'Arabie saoudite, les premiers à bafouer les droits des femmes dans le monde.

 

Comme le disait la Ministre des droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem « avec le Qatar, c'est du business, c'est un État comme les autres » … on le dira aux femmes qui luttent pour se débarrasser de la tutelle masculine, pour gagner le droit de vote, le droit même à conduire, un pays où les « travailleuses domestiques » sont des esclaves !

 

Hypocrisie en France, aussi, quand la Ministre prétend défendre l' « égalité professionnelle »dans l'entreprise sans la moindre sanction pour les entreprises qui ne les respecte pas, en privilégiant des « accords d'entreprise » qui vont renforcer les inégalités entre branches, boîtes.

 

Au même moment, le gouvernement offre 50 milliards d'€ de cadeaux fiscaux payés par nos impôts aux entreprises qui paient toujours 25 % de moins les femmes !

 

Hypocrisie aussi, quand notre gouvernement prétend défendre l' « égalité salariale »au moment où il supprime de plus en de postes de fonctionnaires dont le statut garantit l'égalité homme-femmes, c'est le meilleur rempart contre les inégalités !

 

Hypocrisie quand le gouvernement prétend défendre le « droit à l'avortement »alors que la moitié des centres IVG ont fermé ces dernières années, que les hôpitaux soumis à la logique du chiffre abandonnent ces opérations peu rentables

 

Hypocrisie enfin quand il prétend défendre le « droit à la parentalité »partagé alors que la politique de la petite-enfance est sacrifiée (deux enfants sur trois ne peuvent être accueillis en crèche publique), que les allocations familiales sont remises en cause, que la réforme des rythmes scolaires compliquent encore la situation des familles mono-parentales ou précaires.

 

Qui va devoir s'occuper des enfants quand on n'a pas les moyens de payer les activités péri-scolaires, la « nounou », la crèche privée … si ce n'est la jeune femme, déjà précaire au travail, parfois abandonné par son homme ?

 

Ce combat est indissociable du combat pour l'émancipation des femmes de toute tutelle des hommes sur leur esprit, leur corps, leur vie tout simplement.

 

Dans l'immédiat, nous revendiquons et c'est possible :

 

  • égalité salariale immédiate homme/femme dans le privé comme dans le public ;

 

  • la fin des contrats précaires (CDD, intérim, temps partiel) : généralisation du CDI dans le privé, du statut de fonctionnaire dans le public ;

     

  • la fin des suppressions de poste dans le secteur public, l'embauche en priorité dans les secteurs de la santé et de l'éducation ;

     

  • une vraie politique politique de contraception et d'avortement, remboursement à 100 % des contraceptifs et opérations d'avortement, ré-ouverture de centres IVG dédiés à cette pratique, soutien aux centres de planning familial ;

     

  • des moyens pour une éducation publique de la petite-enfance à l'âge adulte, pour garantir l'indépendance de la femme : chaque enfant doit avoir accès à la crèche publique, l'éducation doit être 100 % gratuite, publique, universelle (y compris les activités péri-scolaires), c'est la meilleure garantie de l'indépendance de la mère

 

Mais, pour nous, seule la fin de l'exploitation de l'homme (et donc de la femme) par l'homme (et la femme, Parisot, Bettencourt et co) peut mettre fin aux inégalités entre hommes et femmes :

 

comme chez ceux qui sont à l'origine de la journée de la femme, Lénine ou Clara Zetkin, cela passe par l'abolition du capitalisme.

 

8marsURSSEncadré: La journée internationale de la femme et les communistes

 

Peu de gens le savent, mais ce sont les communistes qui sont à l'origine de la Journée internationale de la femme, commémorée dans le monde entier le 8 mars.

 

C'est la future fondatrice du Parti communiste allemand Clara Zetkin qui instituait la Journée des femmes en 1910. La date du 8 mars s'imposera avec la grève des ouvrières de Petrograd (St-Petersbourg) en mars 1917, en pleine révolution russe. Lénine, en 1921, décide de rendre hommage à leur lutte et de délivrer un message fort en soulignant le caractère central de l'émancipation des femmes dans le projet communiste.

 

L'URSS est, en 1921, le premier Etat à reconnaître la journée de la Femme, et reconnaît alors de façon inédite l'égalité totale entre hommes et femmes (égalité salariale, droit à l'avortement, suppression de la tutelle du mari, etc).

 

En 1977, l'ONU officialise le 8 mars comme Journée internationale de la femme.


 


 


 

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