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Jeunesse Communiste Paris 15

La JC grecque (KNE) commémore les 40 ans de la révolte étudiante, début de la fin de la « dictature des colonels »

21 Novembre 2013 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Histoire

polytexneio-athhna-62.jpgLa JC grecque (KNE) commémore les 40 ans de la révolte étudiante, début de la fin de la « dictature des colonels »

 

 

Article pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/


 

Des dizaines de milliers d'étudiants, de syndicalistes ont défilé dans les deux plus grandes villes de Grèce pour commémorer le 40 ème anniversaire du soulèvement étudiant, à l'Institut polytechnique, contre la « dictature des colonels ».


 

Ils étaient 50 000 à Athènes dimanche dernier, dans deux cortèges où l'on retrouvaient militants syndicaux, militants du Parti communiste grec (KKE) et de la Jeunesse communiste grecque (KNE), et plus de 15 000 à Salonique.


 

Encadrés à Athènes par 9 000 policiers, ces derniers ont chargé les manifestants au port de Patras, avec gaz lacrymogènes, pour protéger le siège du parti fasciste « Aube dorée » des attaques d'une centaine de manifestants qui lançaient des pierres sur le bâtiment.


 

Le début de la fin pour la dictature des colonels


 

Les communistes grecs du KKE (PC grec) et de la KNE (JC grecque) se souviennent du « soulèvement de l’École polytechnique », en novembre 1973, comme du début de la fin de la sinistre dictature des colonels.


 

La « dictature des colonels », soutenue par l'OTAN, a été instaurée en 1967 sous prétexte de « faire barrage au péril communiste ». Elle a exercé pendant six ans une politique de terreur contre les opposants politiques, le mouvement ouvrier dans les intérêts du capital grec et occidental.


 

Le colonel Papadopoulos avait ouvertement spécificité aux armateurs qu'ils « pouvaient demander ce qu'ils voulaient, le gouvernement le leur accorderait ».


 

Des dizaines de grands monopoles occidentaux – comme Coca-Cola, Litton, Ford – se sont installés en Grèce à ce moment-là, profitant d'une politique économique ultra-libérale, semblable à celle menée au Chili quelques années après sous Pinochet.


 

Le soulèvement de Polytechnique : point culminant de luttes étudiantes, ouvrières


 

Les cortèges de la manifestation à Athènes sont partis de l'Institut polytechnique, lieu central de la révolte étudiante de 1973 pour s'achever devant l'ambassade américaine, pour protester contre le soutien directe des États-Unis à ce régime dictatorial.


 

Comme le rappellent les Jeunes communistes grecs de la KNE : « le soulèvement de novembre 1973 à l'Ecole polytechnique ne fut pas un coup de foudre dans un ciel serein mais l'aboutissement de toutes les luttes précédentes menées par le peuple, la jeunesse. »


 

Les grèves se sont multipliées en 1973 au sein de la classe ouvrière : typographes d'Athènes, pêcheurs de Kavala, employés de la DEI (EDF grec) ou d' « Olympic Airlines » pendant que les étudiants – en médecine, droit – contestaient la main-mise du pouvoir sur les universités.


 

Avec un rôle important joué par les organisations communistes, les étudiants de Polytechnique occupent l'université à partir du 14 novembre avec les mots d'ordre « Pain-Education-Liberté », « Etats-unis, OTAN : dégagez ! » ou « A bas la junte militaire ».


 

Le 16 novembre, étudiants, lycéens, travailleurs descendent dans la rue, 150 000 personnes mettant au défi la dictature. Le lendemain, les chars entrent dans l'université et répriment la révolte étudiante. Le bilan officiel, établi après la chute de la dictature, est de 34 morts et 1 100 blessés.


 

Cette révolte a sapé les fondements de la légitimité du régime, alimenté les luttes étudiantes et ouvrières en Grèce et finalement conduit à la chute du régime, après le fiasco de la tentative de prise de contrôle impérialiste de Chypre.


 

Une révolte toujours d'actualité au temps de la « dictature des monopoles » : organiser sa colère !


 

Pour la JC grecque (KNE), cette révolte est toujours d'actualité, car une dictature du capital s'exerce encore aujourd'hui en Grèce : « Si la forme du pouvoir a changé depuis 1974, le pouvoir reste entre les mains des armateurs, des industriels, des banquiers, des grandes entreprises ».


 

Cela ne conduit pas à sous-estimer le danger du fascisme proprement dit, sous sa forme actuelle : « Le capital a différentes formes de domination, soit par la ruse et les illusions, soit par la terreur et la force. Les exploiteurs n'hésiteront pas à avoir recours aux criminels nazis de l'aube dorée ».


 

Pour la JC grecque, le renforcement des organisations communistes est le préalable nécessaire à la victoire de la lutte contre la dictature du capital, il faut organiser sa colère pour vaincre le pouvoir :


 

« Les jeunes, quand ils sont organisés et unis, quand ils savent pourquoi ils se battent peuvent venir à bout de n'importe quelle difficulté. Il peuvent devenir une force irrésistible quand ils refusent tous la logique de ce système pourri, des gouvernements d'un bord ou d'un autre. Quand il a pour objectif de casser le pouvoir des monopoles, l'Union européenne du capital ».


 

Nous vous livrons ci-dessous quelques vidéos du défilé du KKE et de la KNE dans les rues d'Athènes :


 

http://www.youtube.com/watch?v=4BfoCj6wKpM&feature=youtu.be

http://www.youtube.com/watch?v=ESpCbd-zi0g

http://www.youtube.com/watch?v=pgZS3REWVj8&feature=youtu.be


 

Et une partie de la grande manifestation du KKE et de la KNE devant l'ambassade américaine à Athènes :


 

http://www.youtube.com/watch?v=hiju_0eqtL4#t=16

http://www.youtube.com/watch?v=tNqJQVB0sYA&feature=youtu.be

 

 

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