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Jeunesse Communiste Paris 15

Mandela n'est pas celui qu'on veut vous faire croire : un combattant révolutionnaire, anti-colonialiste ... et même un communiste!

9 Janvier 2014 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Solidarité internationale

mandela slovoNelson Mandela n'est pas celui qu'on veut vous faire croire !

 

Il a été un combattant révolutionnaire, anti-colonialiste ...

 

et même un communiste!

 

Que d'hypocrisie venant d'Obama, Sarkozy, Hollande, ou de l'israélien Netanyahou, de la part de gens qui sèment la guerre dans le monde. Si tu veux un hommage honnête, écoute les Jeunes communistes, les seuls en France à avoir milité pour sa libération.

 

Qui était Mandela ? Si tu regardes le film qui vient de sortir, tu peux y voir un « saint », un « apôtre » de la non-violence, mais tu ne comprendras rien de son engagement. On sera prêt bientôt à te vendre des T-Shirt, des mugs, des posters, comme on l'a déjà fait pour Che Guevara !

 

Mais Mandela était un combattant. Son ennemi, ce système raciste, l'apartheid qui divisait le monde entre une race de seigneurs blanche, détenant richesses et pouvoir, et une classe de sous-hommes noirs sans rien, exclu des villes, exclu des bus, exclu des écoles et des hôpitaux.

 

Mandela n'était pas un nouveau « Gandhi ». Violence, non-violence, pour lui ce n'était que des tactiques en vue d'un but : renverser ce régime qui semait la haine. Il a longtemps privilégié la non-violence, quand ses frères se faisaient tuer chaque jour, il a choisi la résistance armée. Sans hésiter.

 

Mandela a été un communiste, cela, on vous le dira pas !

 

Mandela était un communiste, oui. Il a même été membre de la direction du Parti communiste dans les années 50-60, cela a été confirmé à sa mort par l'ANC, le parti historique de Mandela.

 

Quoi de plus étonnant ? Les communistes étaient les seuls en Afrique du sud à accepter blancs et noirs dans leur organisation. Quand il est arrivé dans la capitale, à 23 ans, pour étudier le droit, le premier blanc à l'avoir traité comme un homme, disait-il, était un communiste.

 

Le plus fidèle compagnon de lutte de Mandela était Joe Slovo, c'est avec lui qu'il a fondé la branche armée de l'ANC. Slovo était blanc, juif et communiste : de quoi faire avoir une crise cardiaque aux racistes de toute espèce !

 

Quand le régime raciste a interdit le Parti communiste (en 1950), il a compris que les communistes étaient les meilleurs ennemis de ce système. Ils ont été en tout cas les meilleurs alliés de la lutte du peuple noir dans sa libération. Lors de son procès, il a défendu fièrement la cause des communistes.

 

Quand Mandela a voulu apprendre sur les injustices, il a lu Marx et Lénine, quand il a voulu comprendre la lutte armée, il a lu Che Guevara, Fidel Castro et Mao. Il est même allé s'entraîner à la lutte armée en Algérie, auprès des combattants du FLN !

 

Quand en 1985, le président sud-africain – après 23 ans dans une prison de 2 m sur 2, à casser des pierres sous un soleil de plomb – lui propose sa libération … à condition qu'il abandonne la lutte armée et le Parti communiste, il répond non : pas question d'abandonner les communistes !

 

Qui soutenait l'apartheid ? L'Occident … contre les communistes

 

Quand Mandela a été libéré, le premier pays où il est allé est Cuba. Cuba, comme l'URSS, a envoyé des troupes en Angola, en Afrique du sud pour libérer le peuple noir du régime colonialiste soutenu … par les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et Israël !

 

Oui, les communistes ont été les premiers soutiens du combat de Mandela. En France aussi, où le Parti communiste français et la Jeunesse communiste ont été les seuls à faire campagne massivement pour « libérer Mandela » dans les années 1980.

 

Pendant ce temps, les socialistes, la droite française détournaient les yeux, faisaient du commerce avec le régime, parlaient du « monde libre » opposé à l' « Empire du mal » communiste … ce monde, c'était celui de l'apartheid, de l'Etat sioniste israélien, des dictatures d'Amérique latine.

 

Dans les années 1980, les Etats-unis de Reagan, la Grande-Bretagne de Thatcher parlaient encore du « terroriste » Mandela (tout en soutenant le « combattant de la liberté » anti-communiste Ben Laden!). Il a fallu attendre 2008 pour que Mandela ne soit plus étiqueté terroriste aux Etats-unis !

 

Mandela n'est pas un saint mais un révolutionnaire aux idées actuelles !

 

Mandela n'est pas un saint mais un dirigeant révolutionnaire, qui aimait son peuple, s'est battu toute sa vie pour une société égalitaire, juste, non-raciale. Il a fait des erreurs, l'Afrique du sud capitaliste actuelle n'est pas un modèle, avec ses inégalités, sa corruption, sa violence, héritées de l'apartheid.

 

On peut lui reprocher de pas avoir mené la révolution jusqu'au bout. Contrairement au programme de la « Charte de la Liberté » de 1955 (impulsée par les communistes), les grands moyens de production n'ont pas été nationalisés, une « vraie » démocratie sociale pas instaurée.

 

Résultat, la bourgeoisie blanche est restée aux manettes, une nouvelle bourgeoisie noire est venue partager le pouvoir avec elle, le peuple reste réduit à la misère.

 

Toutefois, en tant que révolutionnaire, les idées de Mandela restent actuelles. Amis des communistes, dénonçant le nouvel « apartheid » qu'impose Israel à la Palestine, les guerres de l'OTAN contre les peuples comme en Irak, il reste pour nous un exemple de combat anti-colonial.

 

Vive Nelson Mandela, vive le combat des révolutionnaires, des anti-colonalistes, celui des communistes !

 

A bas les mensonges des hypocrites, des Hollande, Obama, Netanyahou, dont les « pères » furent les premiers soutiens de l'apartheid !

 

 

Extrait : L'hommage de Mandela aux communistes

 

En 1990, Mandela rend hommage au Parti communiste, après l'annonce de sa légalisation :

 

« L'ANC n'est pas un parti communiste. Mais partisan de la démocratie, nous avons lutté et continuerons à lutter pour le droit du Parti communiste à vivre.

 

La leçon de notre histoire est claire : quand le fascisme a lancé son assaut dans les années 30, il s'en est d'abord pris aux Communistes. Même leçon dans les années 50, avec le McCarthysme aux Etats-unis qui a sapé l'héritage démocratique du peuple américain, en lançant l'offensive contre les communistes. L'ANC n'a jamais fait cette erreur, nous avons compris que l'interdiction du Parti communiste en 1950 était le prélude à la répression de toute opinion démocratique dans le pays.

 

Aujourd'hui (en 1990), le Parti national (pro-apartheid) cherche à créer de façon erronée un climat où il tolérerait toutes les opinions sauf celles communistes. Il s'agit d'un déni de démocratie.

 

Le Parti communiste s'est distingué, dans son histoire, comme un allié dans la lutte commune pour mettre un terme à l'oppression raciale, l'exploitation des masses noirs de notre pays. Il a lutté aux côtés de l'ANC, avec l'objectif commun de la libération nationale, sans chercher à imposer ses vues à notre mouvement.

 

Il a été et est un ami fidèle sur qui on peut compter, respectant notre indépendance. Il a donné vigueur à notre mouvement, tout en conservant des perspectives différentes comme formation politique indépendante.

 

Ses dirigeants ont été des amis proches, des camarades des leaders de notre mouvement. Le secrétaire-général du Parti communiste, le camarade Joe Slovo, est un vieil ami. Entre sa famille et la mienne, c'est une amitié de longue date. On a été tous les deux accusés de 1956 à 1961.

 

L'objectif que nous poursuivons reste le même : abolir le régime d'apartheid, faire une Afrique du sud unie, démocratique, non-raciale, non-sexiste.

 

Il nous faut atteindre vite cette libération. Mais pas question d'amputer cette liberté parce que certains ont le plan secret de mener une croisade anti-démocratique contre les idées communistes ! »

 

 

Pourquoi le film sur Mandela ne dit pas un mot de tout cela ? Vive l'histoire, à bas les mythes sortis tout droit d'Hollywood !

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