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Jeunesse Communiste Paris 15

Massacre de Charonne : souvenons-nous de ces jeunes communistes du 15ème ... morts pour une France en paix et une Algérie indépendante

8 Février 2014 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Histoire

Morts_a_Charonne-9d73a.jpg8 février 2014 - Charonne: 52 ans après, souvenons-nous de ces jeunes communistes du 15ème ... 

 

morts pour une France en paix et une Algérie indépendante !

 

Article pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/

 

Au moment où la François Hollande intensifie sa guerre au Mali, lance la guerre en Centrafrique, continue à maintenir l'Afrique du nord dans un pacte « néo-colonial », souvenons-nous du sacrifice des jeunes communistes du 15ème, morts pour la paix et la liberté du peuple algérien.

 

Jean-Pierre Bernard, 30 ans était dessinateur aux Télécoms à Vaugirard. Anne-Claude Godeau venait d'avoir 24 ans, elle était employée des chèques postaux.

 

Ces deux jeunes du 15ème sont morts avec sept autres militants communistes et syndicalistes, le 8 février 1962, pour une France en paix et une Algérie indépendante.

 

Les communistes en première ligne de la lutte pour la paix et la liberté

 

Ces neuf militants anti-colonialistes sont victimes des charges brutales de la police au métro Charonne, écrasés entre les grilles, piégés par des « forces de l'ordre » dirigées par Maurice Papon, le même qui a ordonné la déportation de milliers de juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

Ce Papon qui a déchaîné une répression sans limites contre les Nord-Africains en 1961 : entre 100 et 250 Algériens victimes de la répression policière d'une manifestation pour l'indépendance de l'Algérie dans la nuit du 17 octobre 1961, tabassés à mort puis jetés dans la Seine par la police !

 

L'Humanité a été la seule à s'indigner le lendemain du « massacre des Algériens ». Rappelons que le PCF, la Jeunesse Communiste et la CGT ont été les seules organisations de masse à se battre pour la paix en Algérie, et pour le droit du peuple Algérien à décider de son sort.

 

Les militants communistes en France se mettaient alors sur les rails pour empêcher les troupes françaises de rejoindre l’Algérie.

 

En Algérie, seul le Parti communiste algérien accueillait dans ses rangs des militants d'origine juive, musulmane, française dite de souche ou immigrée d'origine européenne (italiens, espagnols), tous unis dans la lutte pour l'indépendance de leur terre : l'Algérie.

 

quand « à gauche », il était à la mode de défendre la guerre et l'Algérie Française

 

Au même moment, le Parti Socialiste (la SFIO d'alors) défendait la répression du mouvement de libération nationale algérien. François Mitterrand, ministre de l'Intérieur, futur président de la République, a fait guillotiner 45 militants anti-colonialistes français et algériens.

 

Ce même Mitterrand disait : « l'Algérie, c'est la France » et « la France s'étend des Flandres au Congo » !

 

Bizarre que ce passage soit gommé des livres d'histoire pour n'y voir plus que « l'horreur de la guerre », la « violence entre les deux camps » mise sur un pied d'égalité !

 

Un combat contre le colonialisme toujours d'actualité : contre les guerres d'agression de la France, pour l'indépendance des peuples africains !

 

Pour nous, ce combat pour la paix, pour une France et une Algérie libérées du colonialisme est toujours d'actualité.

 

Il oriente notre combat pour la libération des dictatures au service du capitalisme français, comme hier en Tunisie, ou aujourd'hui pour entamer une vraie révolution libératrice dans ce pays.

 

Il guide notre lutte pour libérer l'Algérie de sa dépendance envers la vieille puissance coloniale, qui est à l'origine des problèmes de la population algérienne actuellement : corruption des élites, pauvreté du peuple.

 

Mais contre les défenseurs de la « colonisation civilisatrice », rappelons que l'indépendance fut un formidable progrès pour le peuple algérien, sous ce qu'on appelait le « socialisme algérien », inspiré du modèle social des pays communistes, d'abord de l'URSS.

 

Sur le plan de la santé, en 1962 l'Algérie comptait 500 médecins (un pour 25 000 habitants!), l'espérance de vie ne dépassait pas 50 ans, la mortalité des enfants avant 1 an de 18 %.

 

Aujourd'hui, on compte 60 000 médecins (1 pour 600 habitants), l'espérance de vie est de 73 ans, la mortalité infantile de 2 %.

 

Sur le plan de l'éducation, en 1962 on comptait 3 000 écoles, le taux de scolarisation des Algériens était de 15 %, l'analphabétisme de 90 % dans la population adulte.

 

Aujourd'hui, on compte 20 000 écoles, le taux de scolarisation est de 85 %, l'analphabétisme réduit à 20 % de la population adulte.

 

Le « colonisateur civilisé » prétendait libérer les femmes : en 1962 300 000 Algériennes avaient accès à l'éducation, aujourd'hui c'est le cas de près de 4 million d'entre elles !

 

C'est ce combat pour la paix de ces martyrs de Charonne qui guide notre lutte contre les nouvelles formes de l'intervention néo-coloniale, sous de beaux prétextes humanitaires qui cachent les intérêts des multi-nationales, comme au Mali, en Centrafrique ou en Syrie.

 

Au Mali, en Afghanistan et ailleurs, l'intervention d'une puissance étrangère par la force n'est jamais la solution, c'est le début des problèmes ! Elle n'est jamais dans l'intérêt des peuples, toujours dans l'intérêt des grands groupes économiques qui en profitent !

Rejoins la Jeunesse communiste et participe à notre lutte pour un monde de paix et d’égalité entre les peuples, un monde libéré de l’exploitation capitaliste et de l’oppression néo-coloniale!

 

 

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