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Jeunesse Communiste Paris 15

Non à l'intervention militaire française en Syrie … faisons monter la mobilisation contre la guerre !

29 Août 2013 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Solidarité internationale

130828_Syrie.pngNon à l'intervention militaire française en Syrie

 

 

faisons monter la mobilisation contre la guerre !

 

Tract pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/

 

Libye, Mali, Syrie : depuis la crise, la guerre est le premier produit d'exportation de la France. Pas de rupture entre la politique de la droite et celle menée par le PS. Le nouveau président va même plus loin dans l'escalade guerrière.

 

En Syrie, on n'est plus face à une « révolte populaire » mais bien dans une guerre civile.

 

Un conflit instrumentalisé par des groupes terroristes financés par des pays étrangers, alimentée par une répression féroce. Le pays devient terrain de jeu des grandes puissances, pour le seul malheur du peuple syrien.

 

La France, les États-Unis, leur allié israélien veulent à tout prix un prétexte pour envahir la Syrie. Aujourd'hui, armes chimiques, hier « armes de destruction massive » en Irak. On connaît la chanson.

 

Confusion des combats, guerre de l'information, personne ne sait qui a fait quoi. Avant l'enquête de l'ONU, notre ministre Laurent Fabius, lui sait. A la remorque des États-Unis, d’Israël, il lance la mobilisation pour la guerre.

 

Intervention humanitaire, lutte contre le terrorisme : stop à l'hypocrisie !

 

« Intervention humanitaire », sauver la paix en faisant la guerre, sauver des vies en larguant des bombes, quel cynisme ! En Yougoslavie, en Irak, en Afghanistan, en Libye, les interventions impérialistes ont fait des millions de morts, elles n'ont apporté ni la paix ni la démocratie.

 

La « lutte contre le terrorisme », l'argument ne tient pas. Comment prétendre lutter contre les terroristes d'Al-Qaeda au Mali et les soutenir en Libye ou en Syrie ? Comment oser s'allier avec le Qatar et l'Arabie saoudite, les dictatures moyen-âgeuses qui les financent ?

 

Les vrais intérêts sont ailleurs, ils sont économiques et politiques

 

La Syrie est un obstacle aux plans des États-Unis et d’Israël dans la région. Soutien de longue date de la résistance palestinienne, allié de l'Iran, pays important pour le transport de gaz et de pétrole, la Syrie doit être rayée de la carte.

 

Quand, il n'y a pas si longtemps, la Syrie mettait en place les réformes libérales du FMI, qu'elle appuyait les projets d'union économique méditerranéenne de Sarkozy, elle était redevenue « fréquentable » pour la France. On avait même invité Assad pour le défilé du 14 juillet. Où était alors notre préoccupation pour le sort du peuple syrien ?

 

La France ne doit pas s'intégrer à ces plans impérialistes, aucun soldat français ne doit participer à cette aventure militaire coûteuse, qui pourrait dégénérer en conflit militaire régional.

 

Coûteuse politiquement, on ne peut pas s'embarquer dans cette aventure néo-colonialiste quand les peuples d’Égypte, de Tunisie, de Turquie continuent de se battre pour récupérer leurs révolutions, pour se débarrasser de ceux qui instrumentalisent la religion à des fins politiques obscurantistes.

 

Coûteuse économiquement, au moment où la crise sert de prétexte pour couper dans les services sociaux, baisser les salaires, les interventions militaires coûtent déjà très cher : 300 millions d'euros pour la guerre au Mali, 1,3 milliard par an pour les opérations militaires extérieures l'an dernier.

 

1,3 milliard d'euros, cela représente par exemple le recrutement de 50 000 postes d'enseignants par an, la construction de plus de 500 000 logements universitaires et sociaux, ou encore le financement d'1 millions de bourses du CROUS échelon 1 ! Notre pays, notre jeunesse ont d'autres priorités.

 

Disons stop aux manœuvres de guerre en Syrie, construisons les bases d'une mobilisation collective pour trouver une solution politique à ce conflit meurtrier. C'est encore possible. Nous demandons :

 

  • qu'il n'y ait pas de participation militaire française en Syrie, que ce soient sous la forme d'opérations au sol, bombardements ou missions de renseignements ;

     

  • que la France cesse tout soutien, direct ou indirect, aux belligérants, en l’occurrence les « rebelles » ;

     

  • que la France ferme la base militaire d'Abu Dhabi, ouverte en 2008 par Sarkozy pour préparer les manœuvres militaires contre la Syrie et contre l'Iran ;

     

  • que la France sorte de l'OTAN maintenant ;

     

  • que la France prenne l'initiative diplomatique pour favoriser un cessez-le-feu puis des négociations politiques entre les deux camps ;

 

En 2003, contre la guerre en Irak, nous étions des millions dans les rues et nous avions forcé le président Chirac à nous écouter. Dix ans après, c'est par notre mobilisation dans la rue que nous parviendrons à imposer au gouvernement une autre voie que celle de la guerre !

 

Encadré 1 : Le prétexte des armes chimiques pour faire la guerre : vieille ficelle américaine !

 

L'hypocrisie américaine n'a pas de limites.

 

Au moment où les États-Unis sont prêts à utiliser le prétexte des armes chimiques pour intervenir en Syrie, des documents déclassifiés de la CIA révèlent leur cynisme pendant la guerre Irak-Iran.

 

Dans les années 1980, Les États-Unis savaient que l'Irak de Saddam Hussein utilisait des armes chimiques contre l'Iran. A la fin de la guerre, ils apportent des renseignements militaires, une aide logistique pour orienter les tirs irakiens. Plusieurs milliers de soldats iraniens, mais aussi de civils kurdes sont morts dans d'atroces souffrances.

 

Rappelons que, deux décennies plus tard, en 2003, c'est sous le prétexte de la détention d' « armes de destruction massive » que les États-Unis ont envahi l'Irak. Des armes que l'on a jamais retrouvé.

 

Ne nous laissons pas piéger une fois de plus par la propagande américaine, tous les prétextes sont bons pour faire la guerre dans ses intérêts !

 

assad.pngEncadré 2 : C'était en 2008, la France recevait Assad en grande pompe

 

 

Bachar el-Assad invité le 14 juillet 2008 par Nicolas Sarkozy. Quand Assad rentrait dans nos plans, il était notre « ami » !

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