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Jeunesse Communiste Paris 15

Non aux « contrats sans avenir », refusons cet avenir de précarité !

18 Septembre 2012 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Entreprise, #Politique

charbprec.pngNon aux « contrats sans avenir », refusons cet avenir de précarité !

 

Exigeons des emplois stables et des salaires qui nous permettent de vivre

 

Article/Tract de la JC Paris 15 (envoyer un mail à jc.paris15@gmail.com pour obtenir une version PDF/Publisher du tract)


 

 

Missions d'intérim, stages bidons, CDD, contrats d’apprentissage. Et Pôle Emploi au début, au milieu et à la fin. Voilà l'avenir que réserve le patronat à la jeunesse.


 

Un avenir de sous-emplois, sous-payés, sous-qualifiés, sous-considérés pour des sous-travailleurs. Des contrats à durée limitée qui deviennent un horizon illimité


 

Un jeune sur deux subit aujourd’hui ces emplois poubelles, un sur quatre ne connaît tout simplement que le chômage.


 

Le gouvernement socialiste nous propose des « contrats d'avenir ». Une nouvelle formule pour la vieille recette des « contrats aidés », qui ont déjà montré toute leur inefficacité (voir encadré).


 

Des « contrats aidés », mais qui aident qui? Est-ce qu'ils aident les jeunes à:

 

·         assurer leur insertion professionnelle dans le privé?: Non!

 

Sans formation qualifiante, sans garantie d'embauche à la sortie, le « contrat d'avenir », ce n'est qu'un CDD, un contrat à durée limitée, un de plus. Et quel avenir pour celui qui n'a pas été embauché après un an ou trois ans de «contrat d'avenir»? Le pôle emploi et les contrats poubelles.

 

·         Trouver un emploi stable dans le public?Certainement pas!

 

Embaucher des contractuels pour faire le boulot de fonctionnaires, c'est embaucher une main d’œuvre sans statut et sans garantie salariale. Ce n'est pas non plus préparer ces jeunes aux concours de la fonction publique. A la sortie, c'est au mieux, une embauche comme « contractuels » précaires. Au pire, le retour à la case chômage.

 

Alors, des « contrats aidés », oui, mais des contrats qui aident surtout:

 

·        les patrons à embaucher des jeunes à bas salaires, en CDD, sur le dos du contribuable. L’État prend en effet en charge 75% du salaire (35% dans le secteur marchand). Une « aubaine ».


 

·         le gouvernement à masquer l'ampleur du chômage, officiel ou déguisé, avec 150 000 jeunes qui sortiront d'ici deux ans des statistiques du chômage. Cela lui sert à nier la nécessité de l'embauche des 150 000 postes de fonctionnaires supprimés depuis cinq ans.


 

Le gouvernement ne remplacera pas 2 fonctionnaires sur 3. Les « contrats d'avenir », c'est aussi des salariés précaires pour les remplacer.

 

Dans l’Éducation, le gouvernement va compter sur des étudiants payés 900€ pour assurer des « missions », de pions d’abord puis de profs remplaçants.

 

Pourtant, l’État a les moyens de créer des emplois stables. Les 150 000 « contrats d'avenir » vont coûter 2,5 milliards d'euros à l'Etat. C'est le coût de l'embauche de 150 000 fonctionnaires.

 

Emplois stables ou contrats précaires: c'est un choix politique!

 

On a eu raison de dire Non au CPE proposé par la droite en 2006. Le « contrat unique » précaire qu’on a jeté par la porte, le nouveau gouvernement veut le faire passer par la fenêtre. C'est toujours NON!

 

Ce n'est qu'un début. Le gouvernement prépare pour l'an prochain le « contrat génération ». Les patrons bénéficieront d'exonérations de cotisations pour embaucher des jeunes précaires.

 

Refusons la fatalité des bas salaires, du chômage et de la précarité. L'argent ne manque pas. En 2011, les entreprises du CAC 40 qui ont été privatisées depuis vingt ans ont réalisé des profits de 57 milliards d'euros. C'est l'équivalent d'une augmentation de 400 € de salaires pour tout le monde.

 

Prenons l'argent là où il est, c'est pourquoi nous revendiquons:

 

·         la transformation de tous les contrats précaires et aidés en CDI dans le privé, des contrats de droit privé en fonctionnaires dans le public;

 

·         l'embauche immédiate de 150 000 fonctionnaires plutôt que de 150 000 «contrats sans avenir»;

 

·         l'augmentation générale des salaires, avec un SMIC rehaussé à 1700 € net par mois;

 

·         le rétablissement des ANPE et des ASSEDIC à la place du Pôle Emploi, pour ne plus conditionner le droit aux allocations-chômage à l'acceptation de contrats poubelles;

 

Rejoins la Jeunesse communiste du 15ème dans la lutte. Une lutte immédiate pour l'amélioration de nos vies. Une lutte pour une société plus juste, plus humaine, basée sur une autre logique que celle du profit, que nous appelons socialiste. Cela se construit dès maintenant!


 

 

 

Encadré 1: Le bilan des « emplois-jeunes » : des contrats aidés qui ne nous aident pas

 

Les emplois-jeunes, c'était la première version des contrats d'avenir.

 

Des « contrats aidés » instaurés par le gouvernement socialiste entre 1997 et 2002, et son ministre Dominique Strauss-Kahn.

 

Le bilan, dix ans après ? Une étude récente montre que :

 

  • les emplois-jeunes n'ont pas favorisé l'insertion professionnelle des jeunes;

  • ils n'ont pas facilité l'accès à un CDI;

  • ceux qui sont passés par les emplois-jeunes sont aujourd'hui moins bien payés: 250 € de moins par moins en moyenne;

 

N'acceptons pas cette nouvelle formule d'une vieille recette: exigeons des contrats stables et des salaires décents.

 

Encadré 2: Le modèle allemand: c'est mini-jobs et boulots à 1 €. Refusons la précarité pour tous!

 

A en croire certains, l’Allemagne serait un modèle à suivre.

 

Depuis les contre-réformes Hartz IV du gouvernement « de gauche » de Schroder, la précarité est devenue la norme pour les jeunes travailleurs allemands:

 

·         9 jeunes sur 10 sont payés moins de 800 € pour leur premier boulot;

 

·         6 jeunes sur 10 sont en contrat précaire;

 

·         9 premiers emplois sur 10 sont en intérim ou CDD;

 

·         5 millions de salariés (dont une majorité de jeunes) sont en «jobs» de 400 €/mois sans droits sociaux;

 

·         1 jeune sur 4 est au chômage et doit accepter des boulots à 1 € de l'heure pour garder ses allocs;

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