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Jeunesse Communiste Paris 15

Nous n'avons pas besoin d'une « réforme des retraites » ... la retraite à 60 ans, c'est possible, battons-nous pour la reconquérir !

13 Octobre 2013 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Entreprise, #Politique

manifsNous n'avons pas besoin d'une « réforme des retraites » ...

 

la retraite à 60 ans, c'est possible, battons-nous pour la reconquérir !

 

Article-Tract pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/

 

La « réforme des retraites » du gouvernement n'est pas affaire de détail. 43 années de cotisation pour avoir une retraite pleine, c'est nous priver du droit à la retraite. La retraite à 65, 70 ans, c'est une « retraite pour les morts », pas un espoir pour nous jeunes travailleurs !

 

Réformer les retraites, une fatalité ? Travailler plus longtemps, faire payer les travailleurs, une nécessité ? Rien n'est plus faux. La retraite à 60 ans, c'est possible, crédible, c'est une solution.

 

Travailler plus longtemps, car on vit plus longtemps ? Faux, c'est l'inverse !

 

C'est le contraire, on vit plus longtemps car on a gagné le droit à une vraie retraite. Stress, pénibilité, combien d'entre nous seront morts avant d'avoir travaillé 43 ans ?

 

Un ouvrier a une espérance de vie de 7 ans inférieure à celle d'un cadre, le droit à la retraite le plus tôt possible, c'est affaire de jeunes, c'est surtout une question de classe !

 

Travailler plus longtemps, seul choix réaliste ? Rien à voir avec la réalité du monde du travail !

 

Avant 30 ans, pas assez expérimenté, c'est précarité et chômage. Après 50 ans, trop vieux, c'est les plans de licenciement, la pré-retraite. Comment valider 43 années pleines de travail dans ces conditions ? Le premier emploi stable, c'est 27 ans, si on rajoute 43 ans, on est déjà à 70 ans.

 

Aujourd'hui, l'âge de départ à la retraite c'est 59 ans, avec 37,1 années de cotisation validées. L'âge d'entrée sur le marché du travail moyen c'est 23 ans. 23 + 37 = 60. La retraite à 60 ans, c'est crédible … si on revient aux 37,5 annuités de cotisation !

 

Travailler plus longtemps, c'est sortir de la crise ?C'est s'y enfoncer !

 

Quand un jeune sur quatre est au chômage, que des milliers de travailleurs sont licenciés : allonger le temps du travail, c'est une hypocrisie. Partager le travail entre jeunes et vieux, refuser la politique du « travailler plus pour gagner moins », c'est une solution à la crise !

 

Faire payer les travailleurs, car il n'y a plus d'argent pour nos retraites ?De l'argent il y en a !

 

Aujourd'hui on produit quatre fois plus de richesses qu'il y a 50 ans. Si on pouvait financer nos retraites hier, pourquoi on le pourrait pas maintenant ?

 

Chaque année, le capital, les entreprises empochent 30 milliards d'euros d'exonération de cotisations sociales : c'est autant d'argent qui ne rentre pas dans les caisses pour nos retraites. Le trou de la caisse retraites, c'est 10 milliards d'euros.

 

Faisons payer aux entreprises ce qu'elles nous doivent : nous n'avons pas besoin d'une réforme des retraites, donnons-nous les moyens de faire fonctionner notre système.

 

Alors, c'est quoi le but du gouvernement, derrière cette propagande mensongère ?

 

Baisser nos retraites !Avec la précarité, les plans de licenciement après 50 ans, la pénibilité du travail, personne n'atteindra les 43 années de cotisation. Ce n'est pas le but. Ce qu'on veut, c'est nous faire partir avant. Avec une demi-pension ou le minimum vieillesse … à 450 € par mois.

 

Intensifier l'exploitation !Travailler plus pour gagner moins. Travail le dimanche, la nuit, les jours fériés. Travailler 10 heures par jour, 50 heures par semaine jusqu'à la mort. Bientôt le retour du travail des enfants, des vieillards ? On y vient. Notre avenir, ce n'est pas le retour au 19 ème siècle !

 

Liquider notre système de retraite solidaire !Le système par « répartition » est juste, il construit la solidarité entre générations. Il est efficace, il a fonctionné depuis 1945 et garantit à chacun une retraite décente. Les réformes depuis visent à laisser une place aux « retraites complémentaires ».

 

L'introduction d'un système par « capitalisation », à l'américaine, c'est la spéculation sur nos retraites, sur nos vies. On ne peut pas faire dépendre notre avenir des cours de la Bourse.

 

Attention aux mesures spécifiques « jeunes » : comptabiliser les années de formation pour la retraite, c'est dangereux, c'est remettre en cause le lien entre travail et retraite, faire payer par les travailleurs rentrés tôt sur le marché du travail, la retraite de ceux qui ont fait de longues études.

 

La réforme des retraites du gouvernement socialiste s'inscrit dans la lignée des réformes précédentes, celle que nous avons combattu en 2010. Pourtant, des solutions, il y en a !

 

  • Augmenter les salaires : c'est ce qu'il nous faut pour vivre et faire vivre notre système de retraites ! Une augmentation de 5% des salaires, c'est 15 milliards de cotisations en plus, de quoi financer entièrement notre système

     

  • Mettre fin aux contrats précaires (CDD, intérim, stages) : un emploi stable dès l'entrée sur le marché du travail, c'est la seule garantie d'une retraite pleine !

     

  • Revenir aux 37,5 annuités de cotisations pour la retraite à 60 ans : c'est possible, cela correspond à la réalité actuelle du monde du travail ;

     

  • Annuler les 30 milliards d'exonérations de cotisations sociales patronales : prenons l'argent là où il est pour financer notre avenir, faisons payer aux entreprises ce qu'elles nous doivent ;

     

  • Faire racheter les années de formation par l'employeur : c'est la seule solution souhaitable pour faire vivre notre système de retraite !

 

Ces choix, c'est dans la rue que nous pouvons les imposer à nos gouvernants. Nous sommes des millions à vouloir non pas une autre « réforme », mais une autre société plus solidaire et plus juste que nous nommons socialiste.

 

Battons-nous pour défendre notre système de retraites, c'est la base de cette société !

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