Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Jeunesse Communiste Paris 15

PSA, Florange... pour défendre l'emploi et l'industrie en France: nationalisons les grands monopoles !

9 Décembre 2012 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Entreprise

121202_usines_nationalisations.jpgPSA, Florange : pour défendre l'emploi et l'industrie en France

 

Nationalisons les grands monopoles !

 

Article-Tract de la JC Paris 15 (demandez le tract à jc.paris15@gmail.com)

 

C'est la politique des grands groupes privés comme PSA à Aulnay, Arcelor-Mittal à Florange qui conduit à la casse de l'outil de production, à la destruction de dizaines de milliers d'emploi.

 

La logique de la défense de l'emploi et de l'industrie entre de plus en plus en contradiction avec la logique du profit. L'exigence de nationalisation s'impose aux travailleurs des secteurs touchés, de plus en plus de français sont gagnés par cette idée.

 

Malgré ce rapport de force inédit, cette exigence, le pouvoir recule. Après la TVA anti-sociale, les 20 milliards d'€ de cadeaux aux entreprises, le gouvernement Hollande capitule devant les intérêts des grands monopoles.

 

Un « scandale », voilà ce que pense Laurence Parisot, patronne des patrons, quand elle entend le mot nationalisation. Le vrai « scandale », c'est la politique du MEDEF, qui casse jour après jour notre appareil productif, nos emplois, nos acquis sociaux !

 

Disons haut et fort que la nationalisation n'est pas un coût, c'est une opportunité :

 

  • c'est la privatisation qui est un coût, pas la nationalisation !

 

57 milliards d'euros : c'est le montant des profits des entreprises du CAC 40 privatisées depuis 1986. Avec les exonérations fiscales pour les patrons qui coûtent chaque année 35 milliards, c'est la somme qui manque à l’État pour boucler son budget chaque année (100 milliards).

 

Ce sont les privatisations qui alimentent le déficit, puis la dette qui sert de prétexte à la remise en cause de nos acquis et aux privatisations... qui creusent encore les déficits.

 

Avec les délocalisations, la France est devenue importatrice en biens automobile en 2002, elle est en passe de le devenir pour l'acier. La logique du profit creuse le déficit commercial, elle est un coût pour la nation.

 

L’État a trouvé 7 milliards pour renflouer Peugeot, 3 milliards pour la banque Dexia, mais il n'aurait pas les moyens de trouver 400 millions d'€ pour reprendre le contrôle de Florange ? Arrêtons ce cirque !

 

Quand on sait qu'Arcelor-Mittal doit 1,8 milliards d'euros au fisc, cessons le jeu de dupes, nationalisons Florange maintenant !

 

  • c'est la gestion privée qui est inefficace, pas celle publique !

 

Pendant un demi-siècle, ce sont les grands monopoles publics, nationalisés à la Libération, qui ont assuré le développement du pays et la réponse aux besoins. Un rapport récent souligne même que la France produit la « meilleure électricité du monde ».

 

Avec l'ouverture à la concurrence et les privatisations : ce sont les prix qui augmentent(+50% pour l'électricité d'ici 2020!) alors que la qualité du service baisse. Les grands groupes se partagent eux les profits : 4 milliards de profits pour EDF, 3 milliards pour GDF, 12 pour Total.

 

Avec la loi « NOME » de 2010 qui ouvre le marché de l'électricité, c'est un véritable hold-up légalisé : EDF vend de l'électricité à bas coût aux concurrents, qui peuvent le revendre aux particuliers au prix fort. Une fausse concurrence pour un vrai racket des citoyens.

 

  • Défendre les nationalisations, c'est défendre l'emploi en France !

 

PSA, Sanofi, Arcelor, Air France, Renault : 75 000 emplois sont menacés par les plans sociaux des groupes industriels dans un certain nombre de secteurs stratégiques, souvent dans d'anciens groupes publics privatisés.

 

La nationalisation peut être la meilleure garantie du maintien de l'emploi, si nous imposons une véritable nationalisation démocratique, contrôlée par les salariés, et non une nationalisation « temporaire » pour renflouer les caisses, une socialisation des pertes pour mieux privatiser les profits ensuite.

 

Faisons monter cette exigence d'un grand programme de nationalisations, dans l'esprit de celles de 1945, dans une série de secteurs-clés : de l'industrie lourde aux banques, des télécoms à la grande distribution.

 

Dénonçons le scandale des aides publiques qui sont un « coût » pour l’État, revendiquons des nationalisations qui soient un « profit » pour la collectivité : défendons un modèle de production qui répondent aux besoins de la population avant de satisfaire la soif de profit des actionnaires !

 

 

Encadré 1 :

 

 

50 milliards de profit dans des groupes privatisés: reprenons notre bien!

 

Bénéfices en 2011:

 

Total (pétrole) = 12 milliards d'€. Privatisée en 1993.

Sanofi-Aventis (pharmaceutique) = 6 milliards. Privati-sée en 1993.

BNP Paribas (banque) = 6 milliards. Privatisée en 1987.

GDF = 4 milliards. Privatisée en 2005.

France Télécom = 4 milliards. Privatisée en 1999.

EDF = 3,5 milliards. Privatisée en 2005.

Renault = 2 milliards. Privatisée en 1996.

et même... PSA = 600 millions d'€

 

CAC = 73 milliards d'euros

 

Les 14 entreprises privatisées depuis trente ans, par la droite et par le PS, représentent plus de 50 milliards de bénéfices.

 

C'est notre argent qui va dans les poches des actionnaires privés, reprenons notre bien!

Partager cet article

Commenter cet article