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Jeunesse Communiste Paris 15

Solidarité avec le peuple du Vénézuela : défendre la révolution, l'espoir qu'une autre société soit possible !

24 Février 2014 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Solidarité internationale

20100827175444-20080924-mural-venezuela-socialista11.jpgSolidarité avec le peuple du Vénézuela, pour la défense de sa révolution …

 

face au capitalisme néo-colonial, à l'impérialisme américain ou européen

 

défendons l'espoir qu'une autre société soit possible!

 

De la Libye au Venezuela, de la Syrie à l'Ukraine, le capitalisme en crise, les impérialismes en lutte sont prêts à tout pour étendre leur domination, briser l'espoir d'une société alternative.

 

Stop à la désinformation ! Non, le Venezuela n'est pas une « dictature » face à des opposants « démocrates », c'est un gouvernement élu qui fait face à une tentative de coup d’État !

 

La « révolution bolivarienne » : oui, il y a une alternative !

 

Les acquis de la « révolution bolivarienne » sont indiscutables pour la majorité du peuple : jusque-là la bourgeoisie soumise à l'impérialisme américain partageait la misère et gardait les richesses, Chavez a enfin partagé les immenses richesses de la troisième puissance pétrolière !

 

Grâce à des programmes sociaux publics, aidé par les médecins et les éducateurs cubains, à une politique de nationalisation des secteurs-clés, la pauvreté est passée de 50 à 25 % en 15 ans, sept millions de personnes sont sorties de la misère, l'analphabétisme, la faim appartiennent au passé.

 

Chavez a fait preuve de courage politique, il a affronté l'impérialisme américain, le FMI qui sème la misère partout en Afrique, en Amérique latine, aujourd'hui en Europe.

 

Il a construit la solidarité continentale avec l'ALBA qui établit des relations économiques mutuellement avantageuses entre États d'Amérique latine, dans le respect de leur indépendance : l'anti Union européenne !

 

Contrairement à ce que cherche à nous imposer ce système, la « révolution bolivarienne » a montré qu'il y a bien une alternative. Elle passe par la mobilisation du peuple pour se réapproprier les richesses qu'il produit, la construction d'une autre société : le socialisme.

 

Depuis 1999, tout le continent d'Amérique latine suit, avec des différences, la voie de la construction d'une autre société : de Cuba au Brésil, de la Bolivie à l’Équateur. C'est cet espoir concret que l'impérialisme américain, le capitalisme mondialisé veulent tuer.

 

Ils veulent tuer l'espoir par un coup d’État contre un gouvernement élu !

 

Ceci est une tentative de coup d’État, déléguée à des bandes armées, soutenues par la bourgeoisie locale et l'impérialisme américain. Au lieu de donner des leçons, demandons-nous ce que ferait notre président si des manifestants tentaient le renverser par la force, laisserait-il faire ?

 

Depuis deux ans, les capitalistes qui contrôlent le commerce du pays provoquent des pénuries dans tous les secteurs, spéculent sur le prix des produits de première nécessité, créant inflation, misère et mécontentement. Et pourtant, le président actuel Maduro est démocratiquement élu en 2013 !

 

Les limites de cette révolution, c'est aussi ce capital privé qui contrôle 70 % du pays, tout le commerce, tandis que les médias privés monopolisent 96 % du marché. Non, la révolution n'est pas 'dictatoriale' … elle aurait pu l'être plus contre les spéculateurs qui affament son peuple !

 

Le Venezuela est un exemple de démocratie pour la région. Depuis 1999, Chavez avait organisé 11 élections, qu'il a toutes gagnées. L' « opposition », elle, n'a pas hésité à faire un coup d'Etat en 2003 pour installer à la place de Chavez le chef du patronat national. De drôles de démocrates !

 

Seule issue du capital en crise : la guerre pour s'étendre, détruire l'alternative !

 

Le capitalisme est prêt à tout pour résoudre sa crise, trouver de nouveaux marchés, de nouvelles sources de matières premières, une main d'oeuvre pas chère : le pétrole est sa première cible, comme en Irak, en Libye, bientôt en Iran, et au Venezuela, troisième producteur mondial !

 

Ce système prédateur n'a rien de « démocratique » : il soumet l'immense majorité des peuples à la domination d'une infime minorité : quand 85 personnes contrôlent autant de richesses dans le monde que 3,5 milliards individus, de quelle démocratie parle-t-on ?

 

Ce système ne respecte pas la « pluralité » : il déstabilise, envahit les États qui portent une voix différente, l'espoir d'une autre société ou juste soucieux de leur indépendance. Loin d'être des modèles, la Syrie est le premier soutien du peuple palestinien, la Libye aidait régulièrement les peuples africains : l'impérialisme a essayé de les briser.

 

Par contre les Etats-unis, les pays européens soutiennent des dizaines de dictatures en Afrique, en Asie, en Amérique : tant qu'elles défendent les intérêts des grands groupes capitalistes, appauvrissent leur peuple pour enrichir une minorité, ce sont « des amis » à qui on vend des armes !

 

En Europe, ce système révèle son vrai visage :l'Union européenne au service du capital réduit les peuples à la misère, essaie de nous diviser pour régner. Qui va vous dire que la Grèce compte aujourd'hui 44 % de pauvres, qu'un enfant sur trois souffre de la faim. Comparez avec le Venezuela.

 

Une Union européenne qui bafoue la démocratie comme en Italie où elle nomme elle-même les gouvernement, comme en France quand nous avions voté Non à la Constitution européenne de 2005 et que Sarkozy et Hollande se sont assis dessus. Ce n'est pas Chavez qui aurait fait ça !

 

Si tu n'en peux plus de ce système capitaliste anti-démocratique, créateur de guerres, qui nous réduit à la misère, nous divise : rejoins-nous, rejoins les communistes.

 

Au Vénézuela, le Parti communiste est le premier allié de la « révolution bolivarienne », notre « seul allié » disait Chavez. La meilleure solidarité avec cette révolution là-bas, c'est de mener la lutte ici pour inverser le rapport de force, une autre société est possible, elle se construit dès maintenant dans la lutte contre cette société injuste !

 

paix en colEncadré 1 : Pourquoi on ne parle pas du voisin colombien ?

 

Misère, guerre civile, assassinats politiques : ça c'est le capitalisme !

 

Si on parlait du voisin du Venezuela, la Colombie ?

 

Un pays où 10 millions de personnes vivent avec moins de 2 $ par jour, où près de la moitié de la population (45%) vit dans la pauvreté, un des pays les plus inégalitaires au monde où les 1 % les plus riches contrôlent 40 % des richesses, notamment les terres confisquées aux paysans !

 

La Colombie est le pays où on assassine le plus grand nombre de syndicalistes au monde (110 en 2013 !), pareil pour les militants des droits de l'Homme (plus de 60 en 2013), où l'opposition de gauche est réduite au silence par les balles, au quotidien … ainsi le mouvement de gauche pacifique de la « Marcha patriotica » a vu 30 de ses militants exécutés l'an dernier

 

Chaque jour, sept personnes sont enlevées ou assassinés en Colombie, d'après les associations de défense des droits de l'Homme, le gouvernement est responsable dans trois cas sur quatre.

 

Chaque fois que le peuple colombien a essayé de chercher une alternative, un peu comme au Vénézuela, il a été écrasé :

 

en 1948 un président colombien essayait de construire une Colombie démocratique, indépendante des États-Unis, il est assassiné par la CIA. C'est le début de la guerre civile, de la guerilla des FARC.

 

En 1986, les guerriers des FARC acceptaient de laisser les armes et de participer à la vie « démocratique », ils fondent l'Union patriotique : en quelques semaines 5 000 militants sont assassinés, les obligeant à reprendre les armes pour se défendre.

 

 

Comment peut-on appeler la Colombie une démocratie : c'est l'enfer des travailleurs mais le paradis des Coca-Cola, Carrefour, Nestlé, BP qui réalisent des profits monstres là-bas !

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