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Jeunesse Communiste Paris 15

Stop aux manoeuvres de guerre en Syrie ou au Mali! Laissons les peuples décider de leur sort

25 Septembre 2012 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Solidarité internationale

proche-orStop aux manoeuvres de guerre en Syrie ou au Mali

 

solidaires avec la lutte des peuples, laissons-les décider de leur sort!

 

 

Article/Tract de la JC Paris 15 (la version Publisher/PDF peut être demandée par mail à jc.paris15@gmail.com)

 

 

 

 

En période de crise capitaliste, les grandes puissances ne trouvent d'issue que dans la guerre de rapine, dans l'exploitation des peuples au profit d'une minorité de multi-nationales. Hier, c'était l'Irak ou l'Afghanistan. Aujourd'hui, c'est la Libye, la Syrie ou le Mali.

 

Un vent de révolte a soufflé sur le monde arabe au printemps 2011. En difficulté, les puissances occidentales ont repris la main. Elles ont placé leurs hommes en Tunisie, elles maintiennent un régime militaire en Égypte, et elles n'hésitent pas à réprimer les mouvements de protestation dans les dictatures alliées : au Bahreïn, au Maroc ou au Yémen.

 

En Libye, elles ont monté de toutes pièces une « rébellion » composée d'anciens officiels corrompus de l'ancien régime, de seigneurs de guerre tribaux, d'islamistes fondamentalistes.

 

Depuis, la Libye « libre » a rétabli la charia et partagé le gâteau pétrolier au profit des multi-nationales. Qui peut croire maintenant que les puissances occidentales interviennent en Syrie ou au Mali pour les droits de l'Homme ?

 

Les peuples sont las des régimes corrompus et anti-démocratiques de Traoré au Mali et de Bachar el-Assad en Syrie. Ils en ont surtout marre des recettes ultra-libérales du FMI, appliquées par ces régimes, des politiques qui ont enfoncé les populations dans la pauvreté.

 

Ce n'est pas le bien-être des peuples qui préoccupe les grandes puissances, mais leurs intérêts ! Les arguments des puissances occidentales ne résistent pas aux faits :

 

  • La lutte contre l'islamisme ? Les occidentaux sont main dans la main avec les islamistes « modérés » (c'est-à-dire favorables aux puissances impérialistes) en Tunisie ou en Turquie, financent les rebelles islamistes en Syrie, en Libye ou au Mali ;

 

  • La lutte contre les dictatures ? Difficile à tenir quand on a soutenu les régimes de Moubarak ou Ben Ali jusqu'au bout, qu'on soutient la répression au Bahreïn, et qu'on cautionne les régimes les plus oppressifs au monde, en Arabie saoudite ou au Qatar ;

 

  • La lutte pour le bien-être des peuples ? Le pillage des ressources naturelles, la privatisation des services publics, l'appauvrissement général du Tiers-monde. C'est la politique du FMI, de l'UE, des États-Unis. Un projet impérialiste, celui du « Grand Moyen-Orient » américain, de la Françafrique ;

 

Elles poursuivent leurs propres objectifs, s'ingérant dans les affaires de nations souveraines pour :

 

  • Dépecer la nation malienne pour le pétrole, financer une rébellion touareg et islamiste au Nord du Mali où se trouve, comme par hasard, le pétrole Malien ;

 

  • Détruire la Syrie indépendante, qui a constitué un point de résistance à l'impérialisme des États-Unis et d’Israël au Proche-Orient, comme lors de la guerre du Liban de 2006


L'arrivée d'un gouvernement de « gauche » n'a pas changé la donne. L'intervention au Mali se prépare, déléguée au dictateur burkinabé Blaise Compaoré ou au putschiste ivoirien, ancien responsable du FMI, Alassane Ouattara. Des « rebelles » islamistes continuent d'être financés en sous-main en Syrie.

 

Depuis 2001, la seule guerre d'Afghanistan a coûté 2,5 milliards d'euros au contribuable français. Les « opérations extérieures », entendre les guerres d'occupation, ont coûté cette année 1,3 milliards d'euros. N'y-a-t-il pas mieux à faire avec cet argent ?

 

1,3 milliards d'euros consacrés à la guerre, c'est autant d'argent qui ne sert pas pour :

 

  • 50 000 postes d'enseignants par an ;

  • 200 000 places de crèche ;

  • 500 000 logements sociaux par an ;

 

Laissons les peuples décider de leur propre sort. On n'exporte pas la liberté à coup de canons. Encore moins quand elle se réduit à la liberté d'une poignée de multi-nationales à exploiter l'immense majorité de la planète.

 

Nous nous exprimons pour

 

  • le retrait des troupes françaises des théâtres d'opération extérieures : en premier lieu en Afghanistan et en Côte d'Ivoire ;

 

  • le soutien à la lutte des peuples et des travailleurs contre les politiques économiques libérales de régimes oppressifs, le soutien au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, sans ingérence extérieure ;

 

  • la dénonciation et le gel des relations commerciales avec les dictatures « alliées » d'Arabie saoudite ou du Qatar, avec le régime d'apartheid imposé par Israël à la Palestine ;

 

Les jeunes communistes ont été, sont et seront toujours les premiers soutiens des peuples en lutte pour leurs droits démocratiques et sociaux et pour leur libération nationale. Rejoins-nous dans notre lutte pour un monde de paix !

 

 

Encadré 1 : La Libye, une guerre de libération?

 

La guerre en Libye, c’est d’une part:

 

- 50 000 morts;

 

- 700 milliards de $ de destructions (10 fois le PIB de la Libye avant la guerre);

 

- Des milliers de cas de tortures avérés par Médecins sans Frontières et Amnesty International;

 

Et d’autre part:

 

- 42% d’augmentation des pro-fits du géant pétrolier ENI, premier investisseur en Libye;

 

- Des profits records pour Total, 12 milliards en 2011, numéro 1 du CAC 40;

 

La guerre en Libye a libéré les comptes en banque des action-naires de Total, pas le peuple Libyen!

 

mali.pngEncadré 2: Derrière la guerre au Mali, l’enjeu du pétrole

 

On sait qu’une rébellion touareg puis islamiste est en cours au nord du Mali, qu’il y a eu un coup d’Etat en avril, qu’une intervention se prépare au Mali, téléguidée par la France.

 

On sait moins:

 

- que le putschiste, le capitaine Sanogo, a été formé par les services secrets américains;

 

- que le nouveau président de transition, Dioncounda Traoré, nommé par la France a passé deux semaines de « visite médicale » à Paris avant sa nomination;

 

- que la rébellion islamiste est financée par nos « amis » du Qatar;

 

- Que le Mali est depuis 2008 une nouvelle puissance pétrolière africaine.

 

Des gisements pétroliers qui se trouvent à 90% au Nord, dans le bassin de Taoudenni.

 

Des réserves pétrolières qui suscitent la convoitise des grands groupes pétroliers américains, britanniques, fran-çais, italiens et chinois.

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