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Jeunesse Communiste Paris 15

Un étudiant battu à mort par des militants fascistes : combattons l'extrême-droite à la racine !

7 Juin 2013 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Fascisme

meric.jpgUn étudiant battu à mort par des militants fascistes

 

Combattons l'extrême-droite à la racine !

 

 

Communiqué de la Jeunesse communiste Paris 15

 

Nous sommes attristés par la mort d'un jeune étudiant, battu à mort par des « skinheads » appartenant à des groupuscules d'extrême-droite. Nos pensées vont évidemment à sa famille, ses proches, ses camarades militants.

 

Clément Méric, 19 ans, était étudiant à Sciences-po Paris. Militant syndical à Sud-Etudiant, il avait fait de la lutte contre l'extrême-droite et le fascisme son premier combat. Il est aussi le nôtre.

 

La mort de Clément est la manifestation la plus brutale du danger qui nous menace en temps de crise capitaliste, de désarroi social et de faillite de la classe dirigeante traditionnel : le fascisme.

 

Sous ses vernis de radicalité, par le dévoiement des mots d'ordre révolutionnaires, le fascisme sert les intérêts du capital, semant la division parmi les travailleurs, et désignant l'étranger comme ennemi plutôt que les vrais responsables de la crise : une poignée de profiteurs, les capitalistes.

 

Le « Front national » en est la vitrine légale, instillant toujours son venin raciste, encore plus dangereux quand il l'orne de mots d'ordre empruntés au mouvement révolutionnaire. Le fascisme en Italie, le national-socialisme avaient repris au départ des slogans issus de la « gauche ».

 

Ces groupuscules fascisants, qui sont responsables de la mort de Clément, en sont le bras armé : semant la terreur et la mort parmi les militants, syndicaux ou politiques. Les « chemises noires » étaient d'abord des voyous au service du patronat, tabassant à mort ceux qu'il fallait faire taire.

 

Le combat contre l'extrême-droite, contre la menace toujours présente du fascisme est une priorité pour nous, jeunes communistes. Elle ne passe pas par des appels incantatoires, ou de basses opérations politiciennes : elle doit s'attaquer au mal à sa racine.

 

L'extrême-droite trouve son terreau dans la misère sociale, la désorientation des travailleurs, l'absence de perspective de rupture avec le système capitaliste dominant, et la forme actuelle de sa domination politique, l'Union européenne au service du capital.

 

Ayons le courage de porter nos propositions de rupture, retrouvons l'esprit de la Libération. En 1944, le programme du CNR (Conseil national de la résistance) reprenait les propositions des communistes : le but était de poser d'autres bases sociales que celles qui avaient fait le fascisme.

 

Aujourd'hui, ce programme est toujours d'actualité pour lutter contre le fascisme : nationalisations, défense de la Sécurité sociale et d'une éducation 100% publiques, droit au travail et au logement contre droit de propriété, voilà les bases pour faire reculer la misère et l'ignorance.

 

Lutter contre l'UE du capital, qui détruit l'ensemble de nos acquis démocratiques et sociaux : une nécessité, sans laisser aucun espace à l'extrême-droite pour qu'elle dévoie cette juste revendication.

 

Enfin, ne laissons aucune place aux récupérations politiciennes. Les dirigeants du Parti socialiste tentent de se donner une caution de gauche, sous vernis d'anti-fascisme. Ce sont eux qui, par leur politique anti-populaire et leurs diversions dangereuses, font le lit de l'extrême-droite revancharde !

 

Par respect pour le combat de Clément, foin de manœuvres de récupération, menons son combat qui est le nôtre avec dignité, pour chasser définitivement l'extrême-droite et le spectre du fascisme.

 

Attaquons-nous à leurs racines, menons d'abord le combat contre la politique de casse sociale du gouvernement PS, au service du patronat, en collaboration avec l'Union européenne !

 

Comme disait notre camarade espagnole Dolorès Ibarruri : No pasaran !

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PERSONNE 14/06/2013 06:51

ESTEBAN MURILLO est passé,serge ayoub DIRECTEUR DES NERVIS,
devaient faire l'objet d'une dissolution d'après le premier ministre de F.HOLLANDE.Hélas ce n'est pas le cas,ils appelent ce jeudi 13/06/13 à lutter contre le troTskisme dégénéré,j'en passe,je
n'oublie pas les années 39/44.TUERONT -ils encore???Leur devise"combattre OBEIR"...
Puis avant la pseudo libération,il y a toujours le spectre de l'occupation,LA PREUVE EST FAITE!La complaisance pour ces
formationS pseudo politique para milItaire est très alarmante.Doubler les luttes syndicales,ne suffira plus,en endiguer ce mal là,la bête immonde est de retour.