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Jeunesse Communiste Paris 15

Une majorité de jeunes (61 %) prêts à se révolter : qu'est-ce qu'on attend pour organiser notre colère ?

7 Mars 2014 , Rédigé par JC Paris XV Publié dans #Entreprise, #Politique

generation_revolution_affichedef.jpgNous sommes une majorité de jeunes (61 %) prêts à se révolter

 

qu'est-ce qu'on attend pour organiser notre colère ?

 

Qu'est-ce qu'on attend pour allumer l' « étincelle » sociale ?

 

Article pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/

 

Ce 25 février, Le Monde et France 2 ont publié les résultats d'un sondage portant sur 200 000 jeunes de 18 à 34 ans. Pour nous, avec ce que nous vivons dans notre pratique militante, ce n'est pas une surprise : les jeunes n'acceptent pas cette société, rejettent l'exploitation dont ils sont victimes et sont prêts à se révolter. Qu'est-ce qu'on attend pour organiser cette colère ?

 

« Génération perdue », devenons la génération révolte !

 

Génération « perdue », « sacrifiée », « en galère » : avoir 20 ans dans la France de Hollande et Sarkozy, ce n'est pas le plus bel âge de la vie.

 

Nous subissons la pire exploitation au travail, la précarité la plus dure, le chômage de masse. Un jeune sur quatre de moins de 25 ans est au chômage, un jeune sur deux qui a un emploi subit un contrat précaire, à demi-salaire, sans avenir : CDD, intérim, stages, « emplois aidés », temps partiel.

 

Et le gouvernement fait tout pour renforcer cette précarité :

 

  • « emplois d'avenir » précaires, quand on supprime des emplois stables dans le public : ce sont la dernière forme des « contrats aidés » financés par l’État pour masquer l'ampleur du chômage : des CDD précaires, au SMIC, pour seulement 3 ans, sans formation, puis c'est le retour au chômage. Pourquoi supprimer des postes de fonctionnaires, qui garantissent un emploi stable, un salaire décent pour ces contrats poubelles … dans le secteur public ?

 

  • La « loi sur les stages » généralise et facilite pour les entreprises les contrats de « stage » à 350 € par mois après deux mois de stage (0 € avant deux mois!) : c'est un « Contrat première embauche » (CPE) que toutes les entreprises auront intérêt à adopter. Nous sommes déjà deux millions de stagiaires, bientôt tous stagiaires à 350 € ?

 

  • la hausse des taxes et remise en cause de l'APL : nous ne pouvons plus vivre, étudier sans nous salarier pour survivre. Et le gouvernement augmente les taxes et les tarifs sur les boissons, le tabac, l'électricité, les transports ; il va geler l'APL indispensable pour payer nos loyers, il parle même de la remettre en cause : comment vivre à Paris avec un demi-salaire et un loyer de 650 € ?

 

Ce gouvernement, comme le précédent, n'offre aucune perspective à la jeunesse : sans avenir dans un travail stable, permettant de vivre, c'est notre indépendance qui est un rêve. Dépendant de nos parents, ce sont tous nos projets personnels de vie qui volent en éclat !

 

Combattre les fausses divisions, les illusions du système : pour l'unité de la jeunesse 

 

Ce système capitaliste, qui accumule les richesses comme jamais et nous réduit à la pauvreté, use de tous les moyens pour nous diviser, nous proposer de fausses solutions, nous dévier de la lutte :

 

  1. La « résignation » : c'est la facilité ! « C'est injuste mais on ne peut pas faire autrement », on a tous pensé comme cela un moment, face à la force de ce système qui brise nos vies. Mais dans notre histoire, les luttes ouvrières contre les patrons-rois, la Résistance contre le nazisme, les luttes contre l'horreur coloniale : heureusement que nous avons su relever la tête et battre des systèmes d'oppression encore plus terribles !

     

  2. L'« individualisme » : c'est le piège ! « Je vais essayer de m'en sortir tout seul ». Le capitalisme est un système dans lequel tout le monde joue et seuls quelques-uns gagnent … tu crois que ce sera toi, mais ce sont toujours les mêmes. Bettencourt, Dassault, Peugeot : des milliardaires de pères en fils, nous, en travaillant toute notre vie, 60 heures par semaines, 7 jours sur 7, nous n'arriverons jamais au millième d'eux, même en nous tuant à la tâche !

     

  3. Les « divisions » : attention aux diversions ! « C'est de la faute à mon voisin » : mon voisin fonctionnaire, étranger, vieux, en CDI … monter les travailleurs contre les autres, diviser pour régner. Ne nous laissons pas avoir : unissons-nous contre nos seuls ennemis, les responsables de nos malheurs : les patrons, les super-riches qui s'enrichissent sur notre dos !

     

  4. Les illusions du « jeu politique » : méfiance ! « Oui, mais ça changera avec d'autres têtes », l'alternance entre PS et droite, les « remaniements ministériels », les « nouvelles têtes » ne changeront jamais rien sans un changement de politique … et une fois que les illusions tombent sur le « changement », c'est le « tous pourris » qui conduit au dégoût de la politique, au dernier recours de l'extrême-droite et ses fausses solutions faciles, son hypocrisie, elle qui est toujours du côté des grands patrons. C'est un autre danger dans lequel nous ne devons pas tomber !

 

Nous ne sommes pas manipulables à merci, nous avons des idéaux … celle d'une autre société, le socialisme !

 

Non, nous ne sommes pas des « individualistes », « résignés », manipulables à merci, soumis à toutes les « divisions », « diversions », tous les « pièges » !

 

Nous ne sommes pas égoïstes, le système veut nous rendre comme cela. Chacun dans son coin, les uns contre les autres. La solution, c'est l'unité, dans la lutte, pour avoir le droit à un vrai avenir, un vrai travail, dans une société où chacun aurait sa place !

 

Oui, aujourd'hui, nous sommes prêts, tous, à nous révolter. Les médias en ont peur : 66% des intérimaires prêts à la révolte, 63 % des chômeurs, 61 % des CDD, 61 % des stagiaires, 60 % des étudiants, nous sommes une majorité prête à aller dans la rue pour lutter pour une autre société !

 

Cette société, ce n'est pas la société capitaliste, celle guidée par la quête incessante du profit qui détruit nos vies, par la valeur de l'argent-roi qui détruit toutes les valeurs humaines, par l'individualisme qui détruit toute notre solidarité, les relations sincères d'amitié, d'amour entre nous.

 

Cette société, ce doit être ce que nous appelons socialisme : une société où chacun travaillerait selon ses possibilités – le minimum nécessaire – mais où tout le monde pourrait répondre à ses besoins, et avoir le temps et le moyen de s'épanouir dans la culture, le sport, ou d'autres associations.

 

C'est notre idéal, il serait possible, aujourd'hui que nous avons des richesses accumulées comme jamais, si ces richesses n'étaient pas captées par une minorité.

 

Les communistes ont toujours été à l'avant-garde des luttes de la jeunesse de ce pays : rejoins-nous dans notre lutte !

 

C'est pour cela que ce changement de société passe par la réappropriation collective des richesses du pays, une politique de « nationalisations » des grands secteurs essentiels à nos vies : industrie, banques, énergie, super-marchés, logement.

 

Cela passe par une organisation complètement opposée à cette société de l'argent-roi : les communistes depuis un siècle représentent cette alternative. Nous avons toujours été à l'avant-garde des luttes de la jeunesse dans ce pays :

 

« Jeunes ouvriers » en 1936 et après pour exiger un emploi stable, un salaire décent sur le lieu de travail ; « jeunes colonisés » et « jeunes appelés » pour refuser les guerres et l'oppression coloniales ; « jeunes étudiants » en 1968 et après pour pouvoir étudier sans pression économique.

 

« Jeunes de toute condition », la France qui a offert un avenir pendant 50 ans, celle que Sarkozy et Hollande veulent casser, c'est que celle qu'ont construit les communistes à la Libération, du sacrifice de tant de jeunes dans la Résistance au fascisme : que tant de jeunes communistes, la Sécurité sociale, les nationalisations, le vote des femmes, l’Éducation publique, c'est des conquêtes que nous avons obtenu alors !

 

 

Alors, rejoins les jeunes communistes dans notre lutte. Les médias ont peur de l' « étincelle » qui pourra mettre le feu à ce système : soyons cette étincelle, pas chacun dans son coin, dans nos têtes, mais tous ensemble, dans les rues, organisés !

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